Labellisée Ville d’Art et d’Histoire en 2003, Albertville se situe au carrefour des quatre vallées alpines : la Combe de Savoie, la Tarentaise, le Val d’Arly et le Beaufortain, soit à moins d’une heure de route des plus grandes stations françaises de sport d’hiver. Gros plan sur une cité aux tarifs encore accessibles…
Depuis la réunion en 1836 de Conflans et de l’Hôpital,
Albertville se développe au gré des échanges commerciaux entre la Suisse, l’Italie et la France. Les nombreux cours d’eau servent une industrie prospère, axée sur la tannerie, la papeterie et l’hydroélectricité. Mais c’est au cours de la seconde moitié du XXe siècle et grâce à l’essor du ski et des autres disciplines de montagne que la commune acquiert ses lettres de noblesse. La consécration vient en 1992 avec la réception des XVIe JO d’Hiver. Les préparatifs débutent dès l’annonce, intervenue six ans plus tôt, par une vague de travaux qui transforme considérablement le milieu urbain. A commencer par le centre, reconnaissable à sa gare, son Hôtel de Ville néoclassique, imaginé par Eugène Dénarié, et son église néogothique, du nom de Saint-Jean-Baptiste. L’architecte Jean-Jacques Morisseau conçoit la, désormais, célèbre place de l’Europe, ouverte sur la cité médiévale de Conflans. L’esplanade de verre et de béton abrite notamment le Dôme, où se trouvent le théâtre, le cinéma et la médiathèque.
« Albertville résiste bien », démarre Virginie Collin de
Laforêt Immobilier. « Mais, les quartiers installés en périphérie du centre accusent le coup. Le nord, dont le parc commence à dater, se négocie péniblement à 1600 €/m2. Commercialisé 1900 €/m2, le sud subit la concurrence sévère du neuf et des secteurs émergeants. Entre ce dernier et les programmes à 2500-2700 €/m2 de Plan-Perrier les acquéreurs n’hésitent pas longtemps. Le cœur tire son épingle du jeu. On peut, certes, lui reprocher le manque de fonctionnalité, l’absence de garage et le bruit, il n’en demeure pas moins l’adresse préférée des jeunes, susceptibles d’y engager 1700-1800 €/m2. Les amateurs d’individuel prennent la direction des villages alentours,
Mercury, Pallud, Gilly-sur-Isère, voire des bourgs plus éloignés tels que Grignon,
Frontenex,
Tournon ou le bassin d’emplois d’
Ugine. Moyennant 300-320.000 €, ils obtiennent une ancienne ferme rénovée de 170 m2 sur une parcelle de 2000 m2, quand une villa récente de 120 m2 sur un terrain de 1000 m2 vaut 290.000 €. Les primo accédants ciblent les granges à restaurer. Le genre, sans doute celui qui suscite le plus d’appels, ne dépasse pas 120.000 €, pour un produit fini de 120 m2 habitables. Le budget type oscille, actuellement, de 190.000 à 220.000 €. Albertville s’inscrit comme le marché de report de
Chambéry, d’
Annecy ou de
Grenoble, trois localités bien plus onéreuses. La demande reste soutenue à condition de respecter la grille en vigueur. Une maison présentée à 245.000 € demeure deux ans en agence sans inspirer le moindre intérêt ; passée à 190.000 €, elle part dans la semaine. De même, une ferme à 345.000 €, la valeur d’estimation, trouve preneur dès la première visite.
« La croissance exponentielle du bâti, observée au cours des trois dernières années et menée en dépit des besoins réels, déséquilibre le secteur. Outre les projets arrêtés, on compte, actuellement, 320 logements vacants sur Albertville. Résultat : les prix baissent à la vente et à la location. Les tarifs de la transaction présentent, en effet, un recul de 10 à 15 % », poursuit Franck Silvin de l’
Agence Immobilière des 2 Savoie (AGI2S), qui, comme son nom l’indique, couvre le 73 et le 74. N’étant pas éligible à la Loi Scellier, la commune ne devrait plus attirer les investisseurs nationaux à partir du 31 décembre 2009, le terme de la De Robien Recentrée. Les actifs des stations, bien à la peine, pourraient briguer la destination abordable, plus largement encore que les Chambériens, les Annéciens et les Grenoblois. Mais c’est la santé économique qui déterminera l’avenir de la pierre albertvilloise. Le foncier constructible, disponible en périphérie, remporte un franc succès, surtout sur Mercury et Gilly-sur-Isère, les bourgades résidentielles. Ici, la parcelle viabilisée coûte 140-150 €/m2, contre 100-130 €/m2 dans un rayon de 10 km autour de la sous-préfecture. Avec une enveloppe de 300.000 €, l’acquéreur entre dans ses murs, peu enclin à préférer le T4 neuf à la maison de ses rêves. Qu’il s’agisse d’une construction individuelle, collective ou d’une réhabilitation, les économies d’énergies figurent au centre des préoccupations.
« Albertville résiste bien », démarre Virginie Collin de La-forêt Immobilier. « Mais, les quartiers installés en périphérie du centre accusent le coup. Le nord, dont le parc commence à dater, se négocie péniblement à 1600 €/m2. Commercialisé 1900 €/m2, le sud subit la concurrence sévère du neuf et des secteurs émergeants. Entre ce dernier et les programmes à 2500-2700 €/m2 de Plan-Perrier les acquéreurs n’hésitent pas longtemps. Le cœur tire son épingle du jeu. On peut, certes, lui reprocher le manque de fonctionnalité, l’absence de garage et le bruit, il n’en demeure pas moins l’adresse préférée des jeunes, susceptibles d’y engager 1700-1800 €/m2. Les amateurs d’individuel prennent la direction des villages alentours, Mercury, Pallud, Gilly-sur-Isère, voire des bourgs plus éloignés tels que Grignon, Frontenex, Tournon ou le bassin d’emplois d’Ugine. Moyennant 300-320.000 €, ils obtiennent une ancienne ferme rénovée de 170 m2 sur une parcelle de 2000 m2, quand une villa récente de 120 m2 sur un terrain de 1000 m2 vaut 290.000 €. Les primo accédants ciblent les granges à restaurer. Le genre, sans doute celui qui suscite le plus d’appels, ne dépasse pas 120.000 €, pour un produit fini de 120 m2 habitables. Le budget type oscille, actuellement, de 190.000 à 220.000 €. Albertville s’inscrit comme le marché de report de Chambéry, d’Annecy ou de Grenoble, trois localités bien plus onéreuses. La demande reste soutenue à condition de respecter la grille en vigueur. Une maison présentée à 245.000 € demeure deux ans en agence sans inspirer le moindre intérêt ; passée à 190.000 €, elle part dans la semaine. De même, une ferme à 345.000 €, la valeur d’estimation, trouve preneur dès la première visite.
« La croissance exponentielle du bâti, observée au cours des trois dernières années et menée en dépit des besoins réels, déséquilibre le secteur. Outre les projets arrêtés, on compte, actuellement, 320 logements vacants sur Albertville. Résultat : les prix baissent à la vente et à la location. Les tarifs de la transaction présentent, en effet, un recul de 10 à 15 % », poursuit Franck Silvin de l’Agence Immobilière des 2 Savoie (AGI2S), qui, comme son nom l’indique, couvre le 73 et le 74. N’étant pas éligible à la Loi Scellier, la commune ne devrait plus attirer les investisseurs nationaux à partir du 31 décembre 2009, le terme de la De Robien Recentrée. Les actifs des stations, bien à la peine, pourraient briguer la destination abordable, plus largement encore que les Chambériens, les Annéciens et les Grenoblois. Mais c’est la santé économique qui déterminera l’avenir de la pierre albertvilloise. Le foncier constructible, disponible en périphérie, remporte un franc succès, surtout sur Mercury et Gilly-sur-Isère, les bourgades résidentielles. Ici, la parcelle viabilisée coûte 140-150 €/m2, contre 100-130 €/m2 dans un rayon de 10 km autour de la sous-préfecture. Avec une enveloppe de 300.000 €, l’acquéreur entre dans ses murs, peu enclin à préférer le T4 neuf à la maison de ses rêves. Qu’il s’agisse d’une construction individuelle, collective ou d’une réhabilitation, les économies d’énergies figurent au centre des préoccupations.