La cité de Midi-Pyrénées, siège de l’Archevêché qui vit naître le peintre Toulouse-Lautrec, abrite 51.200 habitants, 92.930 dans l’agglomération. Sise près des vignobles de Gaillac,
à 50 mn de la Préfecture de Haute-Garonne, entre le bassin aquitain et le Massif Central, elle effectue une sortie de crise, tranquille mais certaine.
La « Ville Rouge », en référence à la brique qui compose son centre historique et la cathédrale Sainte-Cécile, s’inscrit comme un haut lieu de lutte entre catholiques et cathares, ou Albigeois. Edifiée dès l’Antiquité, elle pourrait bien figurer au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, actuellement en train d’examiner sa candidature. Moins de 2h de voiture la séparent de la Méditerranée, près de 3h, des Pyrénées. Les travaux d’embellissement démarrent dès le changement de siècle. La rénovation de la place du Vigan, désormais piétonne, la réfection de Sainte-Cécile, le réaménagement du marché couvert et la création de la médiathèque Pierre-Amalric en témoignent, à l’instar de l’actuel doublement du périphérique. Les Laboratoires Fabre, les sous-traitants d’Airbus, la Verrerie ouvrière d’Albi et S.A.F.R.A comptent parmi les pourvoyeurs d’emplois, cependant largement axés sur le tertiaire. L’université, les hôpitaux, la chambre de commerce et d’industrie d’Albi-Carmaux-Gaillac et les quatorze zones d’activités sont également dynamiques de ce point de vue. Si l’on en croit le nombre de nuitées et les chiffres du musée Toulouse-Lautrec et de la cathédrale, le tourisme est aussi en progression. Relativement ancien, le parc immobilier affiche 89 % de résidences principales, 57 % de maisons et 43 % d’appartements. Près de 80 % des riverains disposent de quatre ou trois pièces.
« La demande de bâtisses indépendantes autour de 200.000 € s’avère particulièrement soutenue », introduisent Caroline Chabbal et Gérard Puech de
Cha Immobilier. Le montant permet d’obtenir un pavillon de 100 m2 en bon état ouvert sur un espace extérieur d’environ 500 m2 en périphérie d’
Albi ou quatre pièces à rafraîchir en intramuros avec jardinet mais souvent sans garage. Les quartiers dits Puygouzon et Ancienne Piscine perdent des clients au profit de Maladrerie et de l’axe toulousain en général, attractif pour la facilité des trajets professionnels et la présence de la zone commerciale. Les T2 et T3 du centre ont également le vent en poupe. Le mètre carré se négocie en moyenne 2500 €, tandis que le neuf part au-delà de 3000 € et l’exception change de mains contre 5000 €. 5-6 % des transactions relèvent de l’usage secondaire, 20 %, de l’investissement locatif, et les deux tiers restant, de l’installation principale. Les spécialistes s’attendent à quelques ralentissements au cours du premier semestre 2010, liés aux mécanismes de sortie de crise et aux traditionnelles périodes électorales, mais ne cachent pas leur optimisme quant à la seconde partie de l’année. Seule certitude : les opportunistes de l’immobilier n’ont définitivement plus droit de cité. Les récents rebondissements et la multiplication des diagnostics techniques sont encore venus renforcer le constat. La prise de mandat au bon prix évite une perte de temps.
Jean-François Cartière d’
Abitasud les rejoint sur ce point : « l’estimation est capitale et l’acheteur, de plus en plus exigeant quelle que soit la gamme concernée ». « Situé à 20 mn de voiture de
Castres et d’Albi, sur la ligne Auvergne-Espagne, Réalmont offre des solutions en primo-accession. Edifiée en 1272, la bastide royale se trouve au cœur des parcours de randonnée. Il n’est pas rare d’apercevoir dans le secteur des pigeonniers, des cabanes de vignerons ou d’anciens lavoirs. Les manifestations ne manquent pas, de la Grande Foire au Matériel Agricole d’Occasion à la Fête des Plantes Vivaces en passant par le Salon International des Minéraux et Fossiles, le Festival Country Ré’Al Croche et les Marchés de Pays », précise-t-il. Un terrain viabilisé de 800-1000 m2 coûte 50-55.000 €. Une maison de 150 m2 à rénover démarre à 65.000 €. Une unité neuve de trois chambres sur une parcelle de 800 m2 peut valoir 149.000 €, lorsqu’une belle villa tourne autour de 300.000 € et qu’une propriété de 250 m2 sur 11 ha en bordure de rivière atteint 520.000 €. Si les Britanniques désertent, Belges et Hollandais les remplacent. Largement pourvus, ils briguent un corps de ferme ou un manoir rénové, une denrée commercialisée à partir de 600.000 €.