Située à 433 mètres d’altitude, au croisement des vallées de la Haute-Savoie du Nord, de l’Arve et du Giffre, Annemasse héberge 30.618 personnes, parmi les 148.966 habitants que compte le Genevois français. Les professionnels animent la visite…
Annemasse s’épanouit dans le bassin lémanique, entre les monts du Salève et les Voirons, qui culminent respectivement à 1375 et 1400 mètres. La commune offre des équipements administratifs, sanitaires, sportifs et culturels de premier choix ainsi qu’un tissu commercial fourni. 12 % de la population active travaillent en Suisse. 30 % du chiffre d’affaires total des boutiques de la région relèvent des achats helvétiques. La localité, édifiée à quelques encablures du Canton de
Genève et de l’aéroport international, à 26 km de
Thonon-les-Bains et à 45 km d’
Annecy, bénéficie d’une situation stratégique. Desservie par l’A40, soit l’axe Mâcon-Chamonix, et l’A41, reliant la Préfecture de Haute-Savoie au pôle économique du pays limitrophe, elle accueille, également, la deuxième gare du département avec 2000 voyageurs quotidiens. Les lacs Léman et d’Annecy campent d’immenses bases de loisirs nautiques. 20 mn de voiture suffisent à rejoindre la station de ski des Brasses. 45 mn séparent la bourgade de Megève. Les projets ne manquent pas, à commencer par la création du Boulevard Urbain, censé favoriser les transferts entre l’est et l’ouest, le sud et le centre, tout en désengorgeant le trafic routier.
« Soutenue par le dynamisme économique du Genevois, la pierre résiste bien », annonce d’emblée Monika Cheneau de
Trans-Immobilier. Les grilles tarifaires du neuf ne fléchissent plus, lorsque l’ancien subit une baisse logique après la flambée artificielle, à son apogée en 2007. Le budget moyen tourne autour de 200.000 €, une enveloppe autorisant un trois-pièces à
Moillesulaz,
Ambilly,
Ville-la-Grand ou
Vetraz. La même configuration au sein d’un programme s’échelonne de 230.000 à 260.000 €, de 240.000 à 320.000 € accompagnée d’une salle supplémentaire. S’il était disponible, le T2 à 150.000 € aurait de nombreux adeptes. La maison mitoyenne, commercialisée 300.000 €, part sans grande difficulté. L’individuel standard à 450.000 €, soit trois chambres en bon état sur une parcelle de 500 m2, suscite toujours un certain engouement. Le haut de gamme - comprendre 250-300 m2 en excellente condition sur un terrain de 2500-3500 m2, rehaussé d’une piscine et ouvert sur les Alpes ou le Jura - oscille entre 800.000 et 1,3 M €, osant quelques incursions jusqu’à 2 M €. Les professions libérales, les frontaliers, les Européens employés sur Genève ou les Suisses en quête de prix accessibles s’intéressent au genre. L’attique, l’équivalent du toit-terrasse ou du penthouse, a le vent en poupe. Pour ce compromis parfait entre la villa et l’appartement, les acheteurs paient de 400.000 à 450.000 € selon la surface, 520.000 € s’ils peuvent attendre deux ans avant d’intégrer leurs murs. « Boosté par la Loi Scellier, le neuf se porte bien », se réjouit Monika Cheneau, qui vend, actuellement, les opérations de 2011.
Catherine Delucinge d’
Euro Suisse Immo note une recrudescence des demandes pour l’agglomération annemassienne, la deuxième du 74 avec 56.726 âmes, au détriment de la cité phare, à laquelle on reproche, parfois, un manque de charme. « Si la municipalité s’apprête à pallier le défaut de stationnement, les riverains aimeraient qu’elle prévoit des zones piétonnes attractives ou qu’elle multiplie les mesures comme le parc Claudius Montessuit, 1 ha d’espace vert orchestré en plein cœur. Ils attendent avec impatience la ZAC de Chablais gare, susceptible de redynamiser le nord. » Les localités périphériques affichent des coûts légèrement supérieurs, même si le marché de l’intramuros reste actif. Le collectif ancien vaut 2300-3200 €/m2 en fonction du standing. La maison de ville, construite dans les années 1950 ou 1960, dépasse rarement 3000 €/m2, dans la mesure où elle nécessite des travaux de rafraîchissement.
« Annemasse pourrait, également, tirer parti de la ligne de tramway supposée rallier Genève. Les échanges démographiques entre les deux nations s’en trouveraient grandement facilités. Les Suisses, aux prises avec un immobilier fort onéreux, seraient d’ailleurs les premiers bénéficiaires », précise Andrée Jeantet du
Clos Fleuri. Le marché doit son bilan de santé positif à la pénurie de produits. Parfaitement ventilé, le neuf ne crée aucun déséquilibre. Si la clientèle amatrice d’immeubles le préfère à l’ancien, ce dernier remporte sa faveur dès qu’il s’agit d’une maison. Les Helvétiques se montrent, en effet, particulièrement férus de cachet. Peu nombreux, les programmes réunissent des adeptes parmi les autochtones, comme auprès des investisseurs, attirés par les 4-5 % de rentabilité et la qualité de la valeur refuge. « La Villa Fleurie », 42 lots dans le centre cernés par un magnifique parc, remporte un franc succès. Un T2 devrait se louer moyennant 800 € mensuels.