La première s’anime dans la vallée de l’Huveaune, au centre d’un nœud autoroutier entre Toulon, Marseille et Aix-en-Provence, sous les contreforts de la Sainte-Baume, les massifs du Garlaban et du Douard. A 31 km à l’est de la Cité Phocéenne, La Ciotat profite d’une façade maritime.
Aubagne, 44.680 habitants, attire les actifs marseillais. Elle propose en effet des pôles d’activités dynamiques tels que Les Paluds, La Martelle ou Napollon. Outre une antenne de la Chambre de Commerce et d’Industrie, elle abrite la distillerie Janot et, depuis 1962, le commandement de la Légion Etrangère. Nichée au fond d’une baie, sous le Bec de l’Aigle et le Cap Canaille,
La Ciotat fait partie de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole. Après la fermeture des chantiers navals, survenue dans le milieu des années 1980, elle se tourne naturellement vers le tourisme, l’exploitation des plages, des sites de plongée et des calanques, jusqu’à inaugurer, au changement de siècle, un casino.
« Aubagne et les communes alentour connaissent une période de transition entre la crise, caractérisée par un recul net des transactions et une baisse de prix de 10-15 %, et la reprise, amorcée cet été », débute Philippe Chaix du
Cabinet Marlène Chaix. En phase de stabilisation, le marché surfe sur un budget moyen de 190-200.000 € pour un T3/4 et de 450.000 €, le montant exigé contre une villa dans le centre, 160 m2 en état correct sur 1200 m2 rehaussés d’une piscine. Les autochtones, amateurs du cadre bucolique, voisinent avec les mutés et les retraités franciliens, deux groupes qui représentent à eux seuls 30 % des acquéreurs. Tous apprécient Les Solans, Eoures et Les Camoins, la campagne de Marcel Pagnol et les zones de 2000 à 10.000 m2 réputées pour leur bâti de qualité.
Gémenos reste l’une des cités les plus prisées du coin. Calme et tranquille, elle a su conserver son authenticité et son esprit village. Riche, elle possède un complexe sportif, une piscine couverte, un théâtre en plein air et des établissements scolaires jusqu’au lycée. Le COS, plus important que sur Aubagne, autorise des propriétés aux volumes généreux. Parmi les dernières ventes, le professionnel cite cette maison de 170 m2, construite au cours de la décennie 1980, sur 1200 m2, à 600.000 €, ou cette autre unité, 180 m2 habitables sur 8000 m2 au pied du Garlaban, à 730.000 €. Les beaux domaines existent, mais la demande excède rarement 1 M €. Excentrés,
Auriol et
La Bouilladisse compensent des trajets quotidiens supérieurs par des tarifs accessibles. En témoignent ce pavillon de 90 m2, ouvert sur un espace extérieur de 400-500 m2, à environ 340.000 €, et le haut de gamme, qui plafonne à 800.000 €. « La distance entre Marseille et une habitation conditionne, généralement, son prix », précise le responsable du Cabinet Marlène Chaix, convaincu d’un redémarrage début 2010.
« La Ciotat campe un secteur mixte, partagé équitablement entre résidences principale et secondaire », poursuit Gisèle Silva de
L’Agence du Vallat. Les locaux, employés à l’Athelia ou sur Marseille, dépensent 250.000 € maximum, 200.000 € en moyenne. L’enveloppe leur permet d’obtenir un trois-pièces. Un exemple du genre, 58 m2 au quatrième étage sans ascenseur mais orienté sur la Méditerranée, vaut, actuellement, 212.000 €. Le primo accédant pointe vers le nord dans la direction de Céreste. A contrario, les acheteurs mus par le plaisir pur de jouir d’un pied-à-terre de vacances apprécient le front de mer ou les résidences, confortables et sécurisées, avec piscine, de la seconde ligne, où ils paient 220.000 € un T2 de 48 m2 prolongé par 25 m2 de terrasse. Marseillais, aixois, lyonnais, parisiens ou belges, ils ne reculent pas devant la dépense au plus fort de la tempête. Entre 2008 et 2009, la spécialiste commercialise avec succès le programme d’ISR Promotion baptisé « Les Néréides », 24 appartements de 489.000 à 1.260.000 € au sein d’un parc de 5800 m2 pied dans l’eau, bénéficiant d’un parking à bateau. Si l’on en croit l’expérience, le littoral du 13 compose désormais avec une nouvelle adresse de prestige. La localité n’a de cesse de tourner la page des chantiers navals, d’offrir un environnement agréable et de fournir toutes les commodités nécessaires au quotidien, pourtant la route est encore longue avant qu’on l’assimile, malgré son potentiel, à
Cassis. Cela vient, peut-être, de son segment individuel, moins porteur que le collectif. Le pavillon standard flirte avec les 400-500.000 €, la belle villa hors lotissement, souvent affublée de prestions désuètes, oscille entre 700.000 et 900.000 €, quand la contemporaine surplombant la Grande Bleue dépasse systématiquement le million d’euros.