REPORTAGE

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Capbreton, une station balnéaire où il fait bon vivre

 
Capbreton, une station balnéaire où il fait bon vivre
Les plages landaises remportent un franc succès. Photo : J.-M.Moné






Capbreton, une station balnéaire où il fait bon vivre
Cette maison arbore 220 m2 (cinq chambres) et de belles prestations sur un terrain paysager de 850 m2.540.000 €. L’Agence de Capbreton (05 58 72 41 06).






Capbreton, une station balnéaire où il fait bon vivre
Cette villa, entièrement rénovée, bénéficie de 150 m2 (trois chambres, un bureau et un T2 indépendant) sur une parcelle arborée de 699 m2, non loin des commerces et de la plage. 473.000 €. Front de Mer Immobilier (05 58 47 15 68).






La localité, suffisamment pourvue en commerces, services et établissements scolaires, gère parfaitement le passage de 7650 occupants en hiver à plusieurs dizaines de milliers en été. Située face à Hossegor, elle renferme le seul port du département ouvert sur l’Atlantique, un atout considérable, selon les professionnels.


Cet ancien haut lieu de la pêche à la baleine accueille déjà entre 2000 et 3000 habitants au XVIe siècle, un chiffre conséquent pour l’époque. Aujourd’hui encore, c’est à sa façade maritime, à ses plages et à son espace portuaire, qu’il doit son succès. Au cours de l’été 2006, 293 navires font escale. La même année, la commune enregistre 116 nouvelles arrivées de bateaux. Actuellement, 170 sont sur liste d’attente. La réputation du club de sauvetage côtier et de ses titrés atteint celle du vin de sable. Au sein de l’une des capitales du surf, le tourisme reste une valeur sûre.

« Si le port demeure son principal argument, Capbreton offre un cadre de vie agréable, avec ses boutiques, ses médecins et ses écoles jusqu’au lycée hôtelier. Dax se trouve à 20 mn de voiture et Bayonne, à 15 mn via l’autoroute directement accessible depuis la bourgade », spécifie Daniel Vidoudez de DV Immobilier. 80 % des acquéreurs visent la résidence secondaire. Ils habitent l’Aquitaine, Toulouse, Paris ou Lyon et déboursent 150.000 € contre un T2 orienté sur les bateaux de plaisance, 350.000 e pour une maison indépendante de 80-90 m2 en bon état sur une parcelle de 600 m2 et 400-500.000 € dans le cas d’une bâtisse située à moins de 400 mètres de l’océan. Retraités, en principal, et investisseurs, portés par une rentabilité entre 4 et 5 % et la perspective d’une défiscalisation Scellier, s’intéressent au segment collectif. Un programme signé Bouygues, commercialisé cet été, ne devrait pas tarder à voir le jour en front de mer. Le mètre carré s’échelonne, en moyenne, de 3500 à 4000 €, selon la situation et quel que soit l’âge du bien. Ces barèmes grimpent à mesure que l’on se rapproche de la plage. L’individuel se négocie de 350.000 à 600.000 e, hors exception, un montant autorisant 130-140 m2 habitables sur un terrain 600-900 m2. Restreint, le foncier justifie une demande soutenue et des coûts relativement élevés. Actuellement, l’amateur dépense 300-400 €/m2 dans un lotissement sis entre le centre et La Grande Bleue.

« La plupart des acheteurs privilégie la portion comprise entre l’Atlantique et le cœur. D’autres préfèrent la tranquillité de Bouheben ou des Sables », indique Gérard Martinez de L’Agence de Capbreton. Hossegor, qui cristallise l’engouement souvent exclusif d’une clientèle plus aisée, est supérieure de 600 €/m2 à bien équivalent. Capbreton l’emporte sur la station balnéaire de Seignosse, fort calme en basse saison alors que le centre-bourg aurait tendance à se développer sans jamais atteindre les tarifs du port jadis spécialisé dans la pêche à la baleine. Après un premier trimestre florissant, le deuxième s’avère aussi timide que le soleil. Les vendeurs font des efforts à la baisse, mais pas suffisants au regard des acheteurs, enclins aux propositions les plus audacieuses. « La quasi-totalité des villas ne possède pas de panorama azur. En revanche, quelques confortables résidences, largement dévolues au secondaire, en bénéficient », précise Henry Houssin de Front de Mer Immobilier. Parmi les dernières ventes, le professionnel évoque justement deux de ces appartements : 60 m2 entièrement climatisés avec une terrasse sur l’eau et deux box en sous-sol, à 408.000 €, et une référence comparable de 68 m2, prolongée par une terrasse de 20 m2, au dernier étage du même immeuble, à 550.000 €, une somme fort rarement atteinte pour un T4. Cependant moins active, la maison de 350.000 à 500.000 € se porte relativement bien, surtout si elle jouit d’une configuration plain-pied, ne subit aucun vis-à-vis ni de nuisance sonore. Au-delà de cette barrière symbolique, le client espère trouver à se loger sur Hossegor, l’adresse par excellence du littoral landais. Il faudrait réellement que les propriétaires prennent conscience, dès le premier affichage, de la nécessité de coller au prix de marché, le seul moyen d’assurer un délai d’écoulement raisonnable.
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Par Laetitia Rossi