L'AVIS DES PROS

Diversité de Nîmes
Pascale Dizier, Réseau Gold Immo Vergèze (06 60 75 10 89) - Bruno Vives, Cabinet Fimonial (04 66 21 40 91) - Perrine Vilhet, Agence du Midi (04 66 36 15 72).


 

Diversité de Nîmes

L’arrivée du TGV, en 2001, donne à Nîmes, sise sur les axes Avignon/Arles/Marseille et Montpellier/Perpignan, une impulsion nouvelle, démographique et économique. Etat des lieux six ans plus tard…


Diversité de Nîmes
Au nord de Nîmes, cette maison en pierres apparentes de 400 m2 habitables, qui voisine, sur la même propriété, avec trois autres bâtisses, regarde un terrain de 12.500 m2. 1.090.000 €. Réseau Gold Immo Vergèze.







Diversité de Nîmes
Cette villa affiche 260 m2 habitables, dont un logement indépendant, sur une parcelle de 3800 m2. Un bel environnement et une vue panoramique font partie de ses qualités. 636.000 €. Agence du Midi.







Diversité de Nîmes
Cette magnifique bastide renferme 250 m2 (cinq chambres), ouverts sur un terrain de 3000 m2. 660.000 €. Cabinet Fimonial.







Diversité de Nîmes
A deux pas des Arènes, cet appartement, sis au premier étage d’un immeuble bourgeois, se compose de cinq pièces principales, soit environ 165 m2. 398.000 €. Agence du Midi.






M & A : Quels sont les principaux quartiers de Nîmes ?

Bruno Vives : Les différents secteurs nîmois présentent une grande disparité. D’un habitat diffus dans les collines ouest, nord et est, on passe à des appartements contemporains caractéristiques des centres-villes. A propos du cadre vallonné et calme entre la route d’Alès et celle d’Uzès, on regrette les accès difficiles et l’éloignement des services. Les valeurs oscillent entre 2200 et 3000 €/m2. Les quartiers résidentiels, Tour Magne, La Révolution, Quai de la Fontaine, Jean-Jaurès et Vauban, offrent une belle proximité du centre, des commerces et des écoles… Une qualité nuancée par l’agitation ambiante, les surfaces habitables moyennes et l’extrême rareté des extérieurs. Le mètre vaut là entre 2500 et 3500 €. La Plaine quartier sud, entre 2200 et 2500 €, Capouchiné, Tour de l’Evêque, Amoureux, Beausoleil et Charmilles, bénéficie de tout type de prestations, y compris des voies de communication (autoroute, gare, aéroport). Seulement, les superficies s’avèrent réduites et de nombreux biens nécessitent un rafraîchissement. Ecusson et Arènes, de 2200 à 3000 €, rassemblent les avantages et inconvénients d’un cœur de cité : on trouve différentes commodités dans un périmètre restreint et l’on tire parti du secteur sauvegardé ; néanmoins on peine à dénicher de généreux volumes et des extérieurs. La périphérie ouest (CHU Caremeau, Castanet, Vacquerolles et Camplanier) évolue entre 2000 et 3000 €. Quant à l’est, davantage populaire (Courbessac, Clos d’Orville, Mas Chalvidan et Chemin Bas d’Avignon), il affiche des prix accessibles, de 1800 à 2300 €, une situation excentrée et une grande proportion de collectif.
Pascale Dizier : Il existe plusieurs secteurs autour de Nîmes : La Vaunage, à l’ouest, vallonnée et prisé, Les Costières, au sud-est, où s’épanouissent bon nombre de domaines viticoles, et la 113 ou Vistrenque, entre Nîmes et Lunel, qui fait la part belle aux maisons de village et aux villas. A Aubord, une résidence individuelle de 120 m2 sur 432 m2 avec piscine se négocie au prix de 255.000 €.


Dans quelle mesure les prix ont-ils augmenté ? Quel est votre sentiment pour l’avenir ?

Perrine Vilhet : De 2000 à 2005, ils ont quasiment doublé, pour se stabiliser à partir de 2006, une tendance qui correspond à la régulation du marché. Aujourd’hui, on note, malgré une demande soutenue, une certaine adéquation entre cette dernière et l’offre.
B. Vives : La demande reste active, mais les prix pratiqués ne permettent pas aux vendeurs de pouvoir réinvestir dans de bonnes conditions. Certains propriétaires vont jusqu’à annuler les mandats de vente accordés en attendant une relâche. Dans les prochains mois, nous pressentons une baisse des valeurs de 5 à 6 %.


A l’heure actuelle, considérez-vous le marché comme actif ?

P. Dizier : Actif, oui, mais pas rationnel si l’on met en balance les prix immobiliers et les salaires de la région. Le délai moyen de vente se situe entre trois et six mois selon le produit. Nîmes se trouve à proximité de l’autoroute qui mène à Montpellier et à Avignon. Seulement trois heures de TGV et soixante minutes d’avion séparent la cité gardoise de la capitale.
P. Vilhet : Le secteur doit son intense activité à la forte demande émanant de la clientèle locale et, de plus en plus, extérieure. La seconde vient quérir le soleil et la qualité de vie tout en bénéficiant de moyens de communication modernes et efficaces. Toutefois, ces clients, très attentifs au marché, se portent acquéreurs de biens présentés à des prix cohérents. Terminé le temps des ventes « euphoriques ». Nous constatons, enfin, qu’une grande partie des produits revient en agence dans les cinq ans qui suivent l’acquisition.
B. Vives : Le marché est devenu attentiste. Les délais de vente dépassent six mois sur le segment qui engendre des prix au-delà de 350.000 e et quatre mois sur les entrées de gamme, un résultat encore correct. A ce constat, on peut donner deux explications : d’une part, les primo-accédants sont confrontés à l’allongement de la durée de leur crédit et renoncent souvent devant les coûts additionnels (frais d’enregistrement, travaux…). D’autre part, le choix des produits disponibles est limité. En terme de mobilité, on observe une proportion grandissante de personnes délaissant les collines pour se rapprocher du centre-ville au moment de la retraite. Parmi les nouveaux arrivants, on distingue deux profils : les retraités et les actifs qui sont mutés.


Se dégage-t-il un profil type de la clientèle nîmoise ?

P. Dizier : De nombreuses ventes réalisées dans le Gard concernent les actifs montpelliérains, car les prix sont moins élevés que dans la capitale héraultaise. Il s’agit généralement de cadres moyens. Le reste du marché se partage entre les gens du cru, les retraités parisiens ou du nord-est de la France et les Européens qui s’avèrent férus de vieilles pierres.

Dans quelle mesure et sur quel type de bien peut-on encore spéculer à Nîmes ?

P. Vilhet : Il nous semble possible de spéculer sur les biens à rénover et les produits de caractère, dont la rareté pourrait augmenter sensiblement la valeur.
B. Vives : Les prix atteints ces dernières années sur l’ensemble de la ville ne permettent plus de spéculer hormis dans les quartiers en totale réhabilitation. On peut citer, en centre-ville, Saint-Charles, rue Clérisseau, Montcalm et Arènes. Ou encore Gazelle et la zone proche de la route d’Uzès, qui va bénéficier de l’implantation future d’un centre de recherche et d’une faculté.


Quels sont les principaux programmes neufs ?

B. Vives : Le secteur Saint-Charles doit subir une refonte complète et devenir très attractif. La ville se développe dans toutes les directions et propose de nombreux programmes neufs, dont la résidence La Quadrille, La Maison du Teil, La Vigne et Le Boticelli.

Vos dernières transactions ?

P. Dizier : Une villa à Vauvert de 150 m2 sur 800 m2, mise à prix à 299.000 €, vendue 248.000 €. Un T1 de 35 m2, 74.000 €.
B. Vives : Une villa de 110 m2, sise à Courbessac en périphérie est pour la somme de 204.000 €. Une maison de ville de 100 m2 avec jardin à l’ouest, 178.000 €.

Propos recueillis par Laetitia Rossi