REPORTAGE

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Entre l’Ain et le Rhône

 
Entre l’Ain et le Rhône
Près de Montluel, à 30 mn de Lyon, cette maison atypique 1930 comprend 280 m2 (quatre chambres et un bureau) sur un terrain attenant de 3 ha. 595.000 €. Gestion & Patrimoine de la Dombes (04 74 98 33 07).






Entre l’Ain et le Rhône
A 5 mn de Villars-les-Dombes, cette villa contemporaine, en parfait état, reçoit 160 m2 (cinq chambres) sur une parcelle de 1422 m2. 480.000 €. Corcy Transactions Orpi (04 72 08 51 52).






Entre l’Ain et le Rhône
Près de la gare et des commodités de Villars-les-Dombes, cette maison traditionnelle de plain-pied renferme 150 m2, auxquels s’ajoutent un sous-sol semi-enterré de 150 m2 et des combles aménageables de 120 m2 dans un parc arboré de 6000 m2. 630.000 €. Gestion & Patrimoine de la Dombes (04 74 98 33 07).






Le plateau de la Dombes s’épanouit au nord-est de Lyon, en surplomb des plaines du Rhône. Parcouru par de nombreux étangs, il assume 21 % de la production piscicole nationale. Deux axes majeurs de circulation, le réseau ferré et la route reliant la préfecture du 69 et Bourg-en-Bresse, traversent le paradis des oiseaux, un univers bucolique à souhait.


La vallée de la Saône, à l’ouest, la Côtière, au sud et la rivière Ain, à l’est, campent les frontières naturelles de la Dombes. Saint-André-de-Corcy, 3200 habitants, se dresse à 296 mètres d’altitude et 20 km de Lyon. Dans les environs du sympathique et authentique pôle urbain, les amateurs pêchent la carpe, le brochet et le gardon. Villars-les-Dombes, 4330 âmes, s’anime à 33 km de l’ancienne capitale des Gaules et à 29 km de Bourg, préfecture de l’Ain. Le site, parfaitement pourvu en infrastructures d’accueil, reçoit une piscine, un cinéma, deux groupes scolaires jusqu’au lycée, un centre médico-social, deux maisons de retraite, des commerces et 85 associations, sans oublier un parc ornithologique de 23 ha.

« Si les principales communes de la Dombes, un secteur quasi équidistant de Lyon et de Bourg-en-Bresse, relèvent de l’Ain, elles sont résolument tournées vers le département du Rhône, voire vers le national et l’international à en croire la part croissante de résidences secondaires », annoncent d’emblée Guy Confavreux et Michel Blondeau de Gestion & Patrimoine de la Dombes. Près de la moitié des ventes concerne, en effet, la villégiature. Les acquéreurs, parisiens, suisses ou anglais, apprécient la campagne, le calme, l’intimité et la qualité de vie… Autant d’atouts à l’actif du Pays aux mille étangs. Ils investissent de 250.000 à 500.000 e. Une ferme rénovée de 150-200 m2 sur une parcelle de 4000 m2 se négocie à partir de 300.000 €. Dès que l’on atteint 500.000 €, la superficie de terrain se compte en hectares. A contrario, le marché primo-accédant décline, eu égard au niveau relativement élevé des tarifs et à la difficulté à obtenir des financements. La plupart, pourvus d’un budget de 300-350.000 €, entendent donc améliorer leur habitat suite à une vente récente. Ils privilégient l’accessibilité routière aux bassins d’emplois, la présence d’une gare TER et la proximité de Villars ou de Saint-André-de-Corcy, deux localités riches en commodités qui ont su préserver leur âme. Les prix varient justement en fonction de la distance entre les villages concernés et la voie ferrée, un indéniable moteur du point de vue de ces travailleurs lyonnais.

« La RN 83 place Saint-André-de-Corcy entre les deux préfectures. La petite ville est à la fois considérée comme la première couronne de Lyon, mais aussi comme la limite symbolique. Seulement 20 minutes de train suffisent pour rejoindre la Part-Dieu. Aux heures de pointe, il y a une rotation toutes les vingt minutes », précise encore Olivier Michel de Corcy Transactions, adhérent au réseau Orpi. Actuellement, la bourgade semble opérer une phase de transition entre le cadre rural et urbain. La preuve : des promoteurs nationaux conçoivent des programmes collectifs in situ. A titre d’exemple, « Le Belandré » regroupe 46 logements BBC d’une à quatre pièces, à partir de 143.000 €. Néanmoins, la majorité des transactions demeure axée sur le segment individuel. Récemment, un couple de cadres avec enfants débourse 265.000 € en échange d’une villa de 100 m2 en bon état, ouverte sur un extérieur de 800 m2. Deux gammes tirent leur épingle du jeu : l’unité de lotissement entre 250.000 et 280.000 € et la ferme typique, commercialisée de 350.000 à 500.000 €. Hors Grand Lyon, la Dombes profite de taxes foncières moindres. Malgré la crise, les prix se maintiennent. Cependant, les maisons des années 80 sont nettement moins recherchées que par le passé. La création d’une zone industrielle de 25 ha à Civrieux-en-Dombes pourrait générer à moyen terme une nouvelle arrivée de population.

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Par Laetitia Rossi