REPORTAGE

Partager :  Partager sur Facebook  Partager sur Twitter

 

Gordes, l’un des plus beaux villages de France

 
Gordes, l’un des plus beaux villages de France
Dans le parc naturel régional du Luberon, Gordes figure en bonne place parmi les villages les plus visités.






Gordes, l’un des plus beaux villages de France
Près du centre, cette maison, récemment rénovée, renferme 170 m2, ouverts sur le village et la plaine. 950.000 €. Michaël Zingraf (04 90 72 71 20).






Gordes, l’un des plus beaux villages de France
Sur un terrain d’à peu près 3500 m2 agrémenté d’une piscine, cette maison comprend 260 m2 (trois chambres et un appartement indépendant).1.750.000 €. L’Agence Rosier (04 90 72 00 70).






Les ruelles en « calade » et les demeures directement construites dans le rocher autour du château renfermant l’hôtel de ville et le musée Pol Mara possèdent une réputation internationale. Si Gordes a inspiré des peintres tels que Marc Chagall, André Lhote, Victor Vasarely ou encore Jean Deyrolle, il attire, aujourd’hui, les capitaines d’industrie et l’intelligentsia du monde entier.


Au sein du parc naturel régional du Luberon, la nature est souveraine et la culture, une préoccupation de tous les instants. L’aumônerie Saint-Jacques et la chapelle des Pénitents Blancs reçoivent régulièrement des expositions. Reconnaissable à ses constructions arrondies en pierres, dites bories, Gordes respecte le passé et les traditions. « La bourgade occupe une situation privilégiée entre Aix-en-Provence et Avignon, bénéficie d’une exposition sud et jouit d’une vue magnifique sur le Luberon, les Alpilles, Roussillon, Lacoste, Bonnieux, Oppède et Ménerbes », démarre Martine Vérots, directrice de la communication pour le groupe Michaël Zingraf Real Estate. Jadis, les propriétés les plus importantes se trouvaient en plaine, tandis que les hauteurs se dotaient de quelques bergeries réalisées avec les pierres ramassées sur le sol aride. Bien que les techni-ques de construction aient changé, les bâtisses gordiennes conservent le matériau et l’aspect d’antan. Les acquéreurs recherchent en priorité une position dominante et un environnement qualitatif. Les belles unités dépassent les 3 M €. Les amateurs de maisons anciennes et typiques paient, hors exception, de 1,5 à 2,5 M € pour un mas et de 500.000 à 750.000 € contre une bergerie. Les villas séduisent une clientèle tout aussi exigeante en matière de confort et de calme, prêtes à débourser de 750.000 à 1,5 M €. Après des mois de crise, les prix recouvrent une certaine stabilité. Seuls les biens en parfait état et correctement estimés trouvent preneur dans un délai raisonnable, soit entre six et huit mois. Les marges de négociation peuvent atteindre 15 %, alors qu’elles n’excédaient jamais les 8 %. Depuis quelques semaines, les Anglo-Saxons effectuent leur grand retour, rejoignant les Belges, les Suisses et les Français, toujours majoritaires. Ces dernières années, la part des résidences principales augmente. Les télétravailleurs et les retraités en quête de soleil et de tranquillité représentent 30-35 % des actuels acheteurs. La demande concerne essentiellement les références à moins de 500.000 € et les propriétés au-delà de 2 M €.

« Le pire est derrière et le redémarrage semble se préciser », poursuit Jean-Christophe Rosier de L’Agence Rosier. Outre sur la qualité de l’ensoleillement et la richesse des panoramas, Gordes peut compter sur des règles d’urbanisme drastiques, dont l’emploi obligatoire de la pierre et de la tuile. La commune affiche l’unité visuelle la plus harmonieuse du Luberon en général et du Triangle d’Or en particulier, sans que cette spécificité n’ait d’impact sur les prix, sensiblement comparables aux tarifs de Ménerbes et de Bonnieux. Les surfaces habitables demeurent sans doute moins importantes que chez les voisines, davantage sujettes jadis à la prolifération des mas agricoles. Parmi ses dernières ventes, le professionnel cite une maison contemporaine de 350 m2 sur 6 ha à 2,5 M €, cédée à un Anglais désireux d’y séjourner la moitié de l’année, 400 m2 en bon état sur 1,5 ha en bordure de village à 1,5 M €, acquis par un Suisse pour un usage secondaire, un mas de 200 m2 sur 4,5 ha à 1.450.000 € et un terrain de 1 ha, où il s’avère possible d’élever 250 m2, en sommet de colline à 5 mn de marche du centre, à 555.000 €. Globalement, les clients préfèrent légèrement surpayer le clé en main que de se lancer dans une rénovation coûteuse et chronophage. S’ils renoncent au luxe ostentatoire et aux infrastructures de divertissement version Côte d’Azur, ils apprécient la pleine nature et le bouillonnement culturel du Luberon.
Partager :  Partager sur Facebook  Partager sur Twitter

Par Laetitia Rossi