La capitale économique, administrative et culturelle du Pays basque accueille 45.730 habitants, 200.000 au sein de l’agglomération et 230.000 dans l’aire urbaine qu’elle compose avec Anglet et Biarritz. La Nive passe au cœur de la commune devant le nouveau théâtre, campant un paysage de carte postale.
Les maisons séculaires voisinent avec les quais, les châteaux, les musées et la citadelle. Les monuments militaires, civils et religieux dissimulent une ville souterraine, dont l’origine remonte à l’époque médiévale. De la période, plus de 130 caves subsistent. La cité témoigne d’un attachement farouche à ses traditions, parmi lesquelles la corrida, la pelote basque, le rugby, l’aviron ou encore les cinq jours de liesse organisés chaque année en août. Entre forêt landaise et reliefs pyrénéens, elle affiche clairement sa fierté dans sa devise « Jamais souillée ». La localité abrite le siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie, une gare TGV, 24.000 m2 de surfaces commerciales et de nombreux établissements scolaires. Le cœur historique se partage entre les quartiers Saint-Esprit – une enclave développée au XIIe siècle, où se déroulent les premières joutes taurines – Le Grand Bayonne – dont les maisons sur pilotis à arcade, parcourues de pans de bois rouge, marron, vert ou bleu, comptent au nombre des plus belles de la ville – et le Petit Bayonne - un secteur aussi animé que populaire.
« Les amateurs d’appartements prennent la direction de Foch/Arènes, un univers à la réputation bien ancrée, calme, commerçant et proche du centre. Le choix entre les résidences de standing de Foch et les maisons bourgeoises divisées d’Arènes - deux produits commercialisés 2800-3800 €/m2 - est, ensuite, affaire de goût. Les familles aisées côtoient ici les seniors séduits par la perspective d’une vie sans voiture », précise Florence Lafragueta de Square Habitat Foch. Le Grand Bayonne, entre 2200 et 3000 €/m2, attire les primo-accédants, amoureux de la ville et de son authenticité, tandis que le Petit Bayonne, essentiellement fréquenté par des étudiants, fait les yeux doux aux investisseurs locatifs. Si la rentabilité oscille entre 3 et 5 %, la valeur patrimoniale rassure. Depuis quelques mois, le repli prudent sur la pierre s’éprouve au quotidien. Marracq/Beyris, au sud, suscite l’intérêt des parents actifs. Tranquille à souhait et facile d’accès depuis les différents bassins d’emplois, le site accueille des écoles, des collèges et des lycées. Les résidences avec parc arboré, parking et terrasse s’échelonnent de 2300 à 3000 €/m2. Saint-Esprit et Bayonne-nord présentent, enfin, des prix abordables, de l’ordre de 1700-2500 €/m2, du goût des jeunes acheteurs et des investisseurs. La poussée du neuf, essentiellement sur le nord et l’est, et la sortie de quelques programmes dans le centre ne perturbent ni les rythmes ni les tarifs de l’ancien. Au cours des deux derniers mois, 90 % des ventes orchestrées par Square Habitat concernent l’appartement, le segment individuel se trouvant frappé par la pénurie. Huit relèvent du principal, cinq de l’investissement, deux du secondaire. Le cœur de cible se situe de 190.000 à 220.000 € - la somme exigée en échange d’un T3.
Etabli près de la mairie, Olivier Hourcade de l’
Agence Hourcade s’adresse quasi exclusivement à des adeptes de situations centrales, de surfaces généreuses et d’architecture de cachet. Tous se montrent vigilants quant au charme et à l’entretien de la copropriété. Ils apprécient le clés en mains tout autant que la marge de progression après rénovation. Dès la première visite, un couple de professions libérales, décidé à s’installer sur Bayonne, règle 300.000 € contre 120 m2 à retaper, orientés sur l’Adour. Toujours dans le périmètre du Grand Bayonne, un autre, de profil similaire, paie 4000 €/m2 150 m2 en parfait état, au 5e étage d’un bâtiment jouissant d’une vue à 180° sur la cathédrale et le fleuve. L’un des acquéreurs entend réserver une salle à son activité professionnelle. Enfin, des personnes originaires du cru, actuellement basées dans les DOM-TOM, s’offrent un 100 m2 à restaurer face aux Pyrénées, dans une résidence réputée, des années 70, avec concierge, moyennant 330.000 €. 50 % des transactions organisées ces derniers mois par l’agence sont motivées par la volonté d’investir dans l’immobilier des économies jusque-là détenues en banque. Dans un contexte économique tendu, les intéressés, soucieux de diversifier leur portefeuille, privilégient le potentiel locatif à long terme, associé à la pérennité du placement.