Point de rencontre entre la Savoie, le Dauphiné et le Bugey, le secteur bucolique se trouve à l’extrémité ouest du département, entre le Rhône et la rivière Guiers, la chaine de l’Epine et la Chartreuse. Les grands espaces et les coûts immobiliers abordables attirent les jeunes actifs de Chambéry voire d’Aix-les-Bains.
Tout en longueur, le territoire préalpin de 513 km2 oscille de 210 à 1933 mètres d’altitude.
Aiguebelette, le troisième lac naturel de l’Hexagone, occupe une position centrale. Les cours d’eau succèdent aux plaines, aux vignobles, aux forêts et aux montagnes. L’industrie - le textile, la plasturgie, la chimie, l’électronique, la papeterie et la mécanique - représente 1800 postes, soit près de 45 % de l’emploi privé. L’agriculture relève surtout de la production de vins - cru Jongieux et pays d’Allobrogie - et de fromage - tomme de Savoie, emmenthal et gruyère. Le commerce et l’artisanat demeurent dynamiques. Le tourisme n’est pas en reste : l’immense terrain de jeux fait la joie des cyclistes, des randonneurs et des passionnés de sport nautique, sous le charme du lac d’Aiguebelette. En seulement dix ans, l’Avant-pays savoyard accueille 2500 nouveaux résidents issus des deux gros bassins d’activités,
Chambéry et
Aix, soit une augmentation démographique de plus de 10 %.
« Du nord au sud en passant par
Novalaise au centre, les communes s’appellent
Lucey,
Yenne,
Saint-Genix-sur-Guiers,
Le Pont-de-Beauvoisin ou Les Echelles », précise Catherine Bernardy d’
Actions Services Immobiliers. L’adresse multiplie les paysages de cartes postales, ponctués de bourgs entre 1500 et 2000 habitants. Depuis les années 1970, l’autoroute A43, renforcée en 1992 à l’occasion des Jeux Olympiques d’
Albertville, traverse l’espace. Au cours de la dernière décennie, tandis que la pierre chambérienne flambe, de jeunes actifs décident d’emménager à 15 mn de voiture de leur lieu de travail. Aujourd’hui encore, il reste des terrains à bâtir, commercialisés de 55 à 95 €/m2 non viabilisés. Riche d’une enveloppe de 95.000 €, l’intéressé obtient, sans grande difficulté, une parcelle de 1200 à 1500 m2. Pour la même somme, il dispose d’environ 700 m2 en lotissement aux abords des grandes villes. Subsistent aussi quelques bâtiments agricoles souvent en deux parties, à aménager ou déjà restaurés. Un vendeur exige, actuellement, 350.000 € contre 140 m2 habitables et une grange de 90 m2 au sol. La villa classique, dite savoyarde en raison du toit hyper pentu, varie, selon l’âge et l’état technique, de 1900 à 2300 €/m2. Une vue magnifique sur le lac ou la Chartreuse, un extérieur de qualité et des prestations exceptionnelles dopent les tarifs.
« Le Schéma de Cohérence Territoriale, terminé en 2012, souligne deux tendances : la fin du mitage, auquel on préfère la concentration plus respectueuse de l’environnement naturel, et la création d’une politique intercommunale, autorisant des objectifs globaux et une conjugaison des moyens », explique Catherine Bernardy qui privilégie, dans l’intérêt des futurs acheteurs, une vision à long terme.
Alexandra Marchante et Carole Coffin de
Kalex’Imo exercent du côté de la Dent du Chat, aux portes de l’Ain, vers Yenne, Lucey et les coteaux viticoles. Au nombre des différences, figurent les températures supérieures et un enneigement inférieur ainsi que l’accès à Aix et à Chambéry via le tunnel gratuit du Chat. Bien sûr, le lac d’Aiguebelette ne coule pas à 3 km comme c’est le cas sur Novalaise. Ici, le foncier s’avère moins onéreux que dans le reste de l’Avant-pays. 1200 m2 valent 80.000 €, 700 m2, 55.000 €. « Reflet exact des besoins et des désirs de chacun, la construction demeure plus intéressante que l’achat d’un produit fini », précise Alexandra Marchante, spécialiste en urbanisme. Lorsque l’on commande soi-même les travaux, 110 m2 sur 1000 m2 avoisinent les 200.000 €. Un bien équivalent coûte à la revente 230.000 €. D’ailleurs, les acquéreurs ne s’y trompent pas : le segment est davantage porteur en 2009 qu’en 2008. Prisée par le primo accédant, la maison de village en parfait état, 140 m2 ouverts sur un jardin de 200 m2, tourne autour de 194.000 €, soit 1385 €/m2. Au niveau des villas, on remarque des disparités entre les deux rives du Rhône. Dans le 01, une bâtisse neuve de plain-pied de 110 m2 trouve preneur à 199.000 €. En ce moment, 140 m2 sur 2300 m2 en position dominante côté Savoie atteignent 265.000 €. Avec la crise, les résidents secondaires se raréfient. Pourvue de 220.000 €, la grande majorité des acquéreurs vise l’usage principal. Le haut de gamme, une catégorie à partir de 400.000 €, se heurte à la concurrence de la capitale du 73, d’Aix ou d’
Annecy. « Bien que l’hiver soit traditionnellement calme, les six derniers mois laissent de bons espoirs. Le printemps pourrait confirmer la sortie de crise », concluent les spécialistes.