REPORTAGE

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L’habitat individuel en périphérie de Perpignan

 
L’habitat individuel en périphérie de Perpignan
Cette propriété d’exception se dresse entre Perpignan et la Méditerranée. 1.230.000 €. Must Immobilier (04 68 51 43 43).






L’habitat individuel en périphérie de Perpignan
Sur Canet-village, cette maison contemporaine (trois chambres) bénéficie d’une belle luminosité, de généreux volumes, d’un environnement calme, d’un jardin et d’une piscine. 625.000 €. Nicole Huc (04 68 80 51 51).






L’habitat individuel en périphérie de Perpignan
Au sein d’un quartier ultra résidentiel sis entre la capitale des P-O et la mer, cette bastide développe plus de 450 m2. 1.360.000 €. Must Immobilier (04 68 51 43 43).






L’agglomération perpignanaise abrite 283.000 individus, tandis que la préfecture des P-O n’en accueille que 116.700. Le différentiel en dit long sur le développement des villages de la première ceinture. Rêve d’espace, quête de tranquillité et recherche de tarifs immobiliers abordables… Dans la chasse à la maison, les motivations sont nombreuses.


Les Albères marquent la limite sud de l’ancienne capitale des Rois de Majorque. Les Corbières se dressent au Nord-ouest, lorsque la Méditerranée, séparée de la belle catalane de 10 km seulement, coule sur l’est. A l’instar de Montpellier, Perpignan attire chaque année de nouveaux résidents, séduits par le climat et la douceur de vie sur cette terre haute en couleurs, véritable jonction entre la France et l’Espagne. Au fil des décennies, des bourgs, comme Vernet et Saint-Gaudérique, deviennent des quartiers à part entière. D’autres conservent leur indépendance et défendent farouchement leurs spécificités.

« L’individuel en périphérie constitue un marché à deux vitesses, le sud et l’est s’avérant largement plus cotés que le nord et l’ouest, sans doute pour la proximité de la Grande Bleue et la qualité des accès aux principaux pôles d’activités », introduit Cécile Baco de Must Immobilier. Situé dans la plaine côtière du Roussillon entre les fleuves de la Têt et du Réart, Cabestany, 8400 âmes, a le vent en poupe. Les ensembles pavillonnaires prennent le pas sur la vigne. Les riverains apprécient les impôts fonciers moins élevés que sur Perpignan et la praticité de la zone commerciale du Mas Guérido. Si l’on pousse encore, on découvre de ravissants hameaux, typiques des Albères mais excentrés. A l’est, Saint-Cyprien possède des plages et un golf. Le Mas Llaro et Château-Roussillon, vraisemblablement édifié par les Romains au 1er siècle avant Jésus-Christ, proposent de belles propriétés à une population aisée, plus de 200 m2 habitables sur des parcelles de 4000 m2 négociés entre 800.000 et au-delà de 1 M €. Tout secteur confondu, l’essentiel des transactions oscille de 300.000 à 600.000 €, une enveloppe correspondant à une villa trois ou quatre faces relativement récente sans trop de travaux en perspective, 100-200 m2 sur un terrain de 500-1000 m2. Au nombre des dernières ventes, la spécialiste évoque une maison de village en pierre de 140 m2 avec terrasse et garage sur la commune de Baho à 270.000 €, une bâtisse de 200 m2 en parfaite condition, vers Montescot, cédée contre 625.000 € début 2009 et une autre comparable du côté du Soler, 200 m2 sur 1600 m2, partie à 590.000 € en fin d’année. Quelques propriétaires reportent leur départ à des jours meilleurs, craignant de ne pas parvenir à se reloger selon leurs critères, d’où une pénurie de produits. Davantage à l’écoute des professionnels et ouverts à la négociation, les autres ont fini par accepter une correction de prix pouvant atteindre 20 % dans le cas d’un bien basique. Parmi les acquéreurs, on retrouve le primo-accédant. Rien qu’en janvier dernier, Cécile Baco conclut deux affaires en périphérie à moins de 160.000 €. Sur Perpignan, cette somme permet d’obtenir uniquement un T3 dans une résidence correcte des quartiers sud. Autre groupe porteur : les mutés originaires du centre de l’Hexagone, de Paris ou du Nord. Tous exigent une configuration individuelle, un jardin, une piscine et un bon ensoleillement et ont les moyens de leurs ambitions.

« Généralement, les clients sont âgés de 35 à 45 ans, travaillent dans la région et vivent avec des enfants encore scolarisés », remarque Dominique Huc de l’agence Nicole Huc. Ils distinguent les adresses dynamiques telles que Canet et Cabestany des cités dortoirs, une particularité qui se répercute sur la grille tarifaire. A 5 mn de voiture de la capitale des P-O, Canet-en-Roussillon s’inscrit plus comme le faubourg maritime de Perpignan que comme une station balnéaire aux rythmes saisonniers. Au sein de la valeur sûre du département, 80 % des actes immobiliers concernent, aujourd’hui, l’usage principal. Il n’existe pas de situation idéale : l’ouest compense un manque d’animation par des coûts abordables ; le sud doit gérer une circulation routière dense. « Moins dynamiques que les maisons de ville, les unités standards de la périphérie sont encore trop chères de 15 % », regrette l’agent immobilier. « D’ailleurs en multipliant les offres à la baisse, les acheteurs ne s’y trompent pas. »
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Par Laetitia Rossi