Dominique Varé, Pierre Azur (04 94 73 28 40). Jean-Louis Vigier, Cote Sud Immobilier (04 94 70 83 89). Catherine Cantat-Sauvage, Immobilière Transarcs
(04 94 73 33 79). Nicole Rémond, N.L.R. (04 94 60 02 84).
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L’intérieur du Var
Les produits correctement estimés suscitent l’intérêt.
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A seulement 5 mn du cœur de Lorgues, cette authentique bastide de 300 m2 (quatre chambres) se dresse sur un parc paysager de 8000 m2. 1.270.000 €. Cote Sud Immobilier (04 94 70 83 89).

Deux maisons composent cette propriété de Lorgues : une bastide du XVIIIe siècle (cinq pièces) et une construction neuve (quatre pièces). Depuis le parc de 8 ha, avec tennis, piscine et jacuzzi, la vue sur les collines est magnifique.

Ce moulin à huile des Arcs-sur-Argens, classé et rénové, propose 270 m2 habitables (trois chambres), un terrain de 439 m2 et une vue imprenable sur le village et la chaîne des Maures. 650.000 €. Immobilière Transarcs (04 94 73 33 79).

A Lorgues, cette maison affiche 152 m2 environ (trois chambres) sur une parcelle de 600 m2. 583.000 €. N.L.R. (04 94 60 02 84).
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M & A : Quels sont les principaux quartiers des Arcs-sur-Argens et de Lorgues ?
Catherine Cantat-Sauvage : Le Plateau, à proximité du centre des Arcs, abrite des villas d’une dizaine d’années. Si le quartier est beau, le niveau de prix reste élevé. On trouve des propriétés à Sainte-Roseline et de grands terrains aux Nourradons. On apprécie la faible distance qui sépare Les Laurons de la gare TGV ; on regrette cependant les nuisances sonores sur une partie de son territoire. Le Parage correspond à la cité médiévale. Elle attire les étrangers, surtout les nordiques.
Dominique Varé : Lorgues se compose de quartiers résidentiels et calmes répartis dans la nature et sur les collines : La Martinette, Pin, Pey Long, Valmouissine, Château Renard, La Marsanne, Saint-Féréol, La Peyrouard, Les Fadons, Les Salettes et Saint-Jeaume. Le marché comporte surtout des villas, même si quelques programmes neufs ont étoffé l’offre de collectif. Entre 300 et 450.000 €, les maisons, de 30-40 ans, développent 120 m2 sur des parcelles de 1200-2000 m2. De 450 à 700.000 €, elles ont entre 5 et 20 ans, présentent 160 m2 et des finitions plus cossues sur un jardin de 2000-5000 m2 avec une piscine et une vue sur la campagne. Une maison de 250 m2 sur 2000-5000 m2 voire plus, en position dominante et orientée sur les collines varoises ou la chaîne des Maures vaut entre 700.000 et 1 M €. On découvre enfin un marché très particulier : celui des propriétés de caractère, des bastides anciennes, des mas édifiés sur des terres de 2 à 15 ha, recouvertes de pinèdes, d’oliveraies ou de vignes. Les prix oscillent là entre 900.000 et 2,5 M €. Reste à évoquer les domaines viticoles, entre 30 et 50 ha, de 1,5 à 4 M €.
Jean-Louis Vigier : Certains quartiers de Lorgues sont prisés pour la qualité de leurs constructions, l’environnement naturel, le calme ou l’exposition. Une splendide bastide aixoise de 300 m2 à La Douce sur un parc paysager de 8000 m2 avec piscine coûte 1.270.000 €. Une provençale de 125 m2, édifiée sur un terrain de 1500 m2, dans le quartier de La Martinette, vaut 499.000 €.
Dans quelle mesure les prix ont-ils augmenté ? Quel est votre sentiment pour l’avenir ?
Nicole Rémond : Ces dernières années, la demande observée sur Lorgues, Tourtour, Flayosc, Salernes ou Cotignac, porte davantage sur le segment individuel et les terrains constructibles. Depuis trois ou quatre ans, le premier faisant systématiquement l’objet de surévaluations, le client préférait acquérir une parcelle afin d’y réaliser la maison de ses rêves. Le prix du foncier a ainsi plus que doublé. Ce mécanisme a conduit au réajustement du marché de la villa et à un nouvel engouement à l’égard de celle-ci.
J.-L. Vigier : Début 2006, la progression des prix s’est considérablement ralentie et a marqué le pas dès janvier 2007. Pour les produits de réelle qualité, les valeurs devraient rester stables.
D. Varé : Chaque jour, des vendeurs nous appellent pour baisser leur prix. Nous assistons alors à un palier, voire à une légère baisse.
A l’heure actuelle, considérez-vous le marché comme actif ?
J.Varé : La clientèle locale rencontre des difficultés à approcher l’entrée de gamme et se trouve souvent dans l’obligation de contracter des prêts sur 25 ans et plus, contre 15 ans il y a encore quelques années. Avec l’apport des acquéreurs extérieurs à la région, le marché de la villa reste actif. Pour les propriétés, l’offre est inférieure à la demande : le segment demeure soutenu, mais toujours négocié.
N. Rémond : Suscitent l’intérêt les produits correctement estimés. Malheureusement, les vendeurs se montrent encore trop exigeants, bercés par les évaluations d’agents non compétents ou peu scrupuleux. Au juste prix, un bien quitte l’agence dans les trois mois.
Se dégage-t-il un profil type de la clientèle ?
C. Cantat-Sauvage : Lorgues est davantage recherché par les étrangers appréciant son village typique. Les Arcs, plus abordables que le bord de mer, intéressent les actifs travaillant sur Fréjus/Saint-Raphaël ou les Alpes-Maritimes.
J.-L. Vigier : La moyenne d’âge des acquéreurs évolue entre 40 et 60 ans. La majorité française côtoie des Anglais, des Belges ou des Suisses, séduits par le climat, la situation géographique, l’environnement et la qualité des biens.
Sur quel type de bien peut-on encore spéculer ?
D. Varé : Sur certaines niches comme les terrains, les propriétés divisibles en plusieurs lots ou les constructions de belles maisons.
Quels sont les principaux programmes neufs ?
C. Cantat-Sauvage : En ce moment, un programme propose 28 appartements avec parking dans le centre des Arcs.
J.-L. Vigier : Sur Lorgues, la résidence « Plein Sud », 22 logements, et « Le Mistral », 30 unités, séduisent les investisseurs qui bénéficient de prix de lancement.
Vos dernières transactions ?
D. Varé : A Lorgues, une maison de 90 m2 sur un terrain de 2000 m2, 315.000 € et une villa de 200 m2 sur 2500 m2, 690.000 €. Une ferme en pierre de 280 m2 sur 3,5 ha (avec vignes et oliviers), 1.250.000 €.
N. Rémond : Un terrain de 1350 m2, 147.000 €. Un petit prix lié à la configuration de la parcelle.
C. Cantat-Sauvage : Aux Arcs, une villa de 300.000 €. Une autre de 400.000 € sur Lorgues.
J.-L. Vigier : Un terrain de 2000 m2, 270.000 € (shon : 1000 m2). Un appartement F3, 199.000 € et une maison sur 5000 m2, 300.000 €.
Propos recueillis par Laetitia Rossi
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