Laurent Garzetti, Agimmo (04 42 45 74 13), Hervé Badet, Laforêt Immobilier (04 42 13 24 40), Nathalie Régis, Agence Nouvelle (04 42 45 03 10).
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La Côte Bleue
La qualité environnementale, la tranquillité, la proximité de la mer et de la Cité Phocéenne sont les atouts majeurs du secteur limitrophe du quartier marseillais de l’Estaque. Calanques et forêts de pins caractérisent le surprenant paysage.
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Près du centre de Carry-le-Rouet, cette villa neuve (quatre chambres) possède de beaux volumes.950.000 €. Laforêt Immobilier (04 42 13 24 40).

Cette maison de type 4 s’élève en campagne sur un terrain de 1000 m2. 470.000 €. Agimmo (04 42 45 74 13).

156 m2 habitables composent cette villa de Carry-le-Rouet sise sur une parcelle de 1615 m2 avec un accès direct à la mer. 990.000 €. Agence Nouvelle (04 42 45 03 10).

Cette villa de quatre pièces se trouve au centre de Carry-le-Rouet. (T2 indépendant). 649.000 €. Laforêt Immobilier (04 42 13 24 40).
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Quels sont les principaux villages de la Côte Bleue ?
Hervé Badet : Sur la partie septentrionale de la rade de Marseille, on compte essentiellement six communes. Carry-le-Rouet et Sausset-les-Pins apparaissent comme les villages cotés du bord de mer. Ils s’avèrent plus onéreux qu’Ensuès-la-Redonne, dont, seules, les Calanques possèdent une situation littorale. La Couronne et Carro, deux collectivités en fort développement, constituent un marché de report pour les acquéreurs qui n’ont pas les moyens de Carry et Sausset. Si Le Rove ne se trouve pas directement sur la Méditerranée, il intéresse les personnes exerçant une activité professionnelle sur Marseille.
Laurent Garzetti : Chaque ville possède un accès plus ou moins immédiat à la mer et aux bassins d’emplois de Marseille ou de Martigues. Les amateurs de calanques prennent la direction d’Ensuès et du Rove ; les férus de plages choisissent Carry, Sausset, La Couronne et Carro. Un studio sur Carry oscille entre 140.000 et 160.000 €. Un pavillon avec terrasse et jardin part entre 330.000 et 350.000 €. Une villa plus cossue de 100-120 m2 habitables sur un terrain de 1000 m2 vaut de 400.000 à 550.000 €, voire au-delà selon les prestations.
Nathalie Régis : Jusqu’à cette année, nous travaillions principalement sur la Côte Bleue, un coin fort couru par les cadres du pourtour de l’étang de Berre (bassin de pétrochimie). Les prix, qui ont connu deux flambées successives en six ans, deviennent inabordables pour les petites bourses et inintéressants pour les investisseurs. Aussi, l’extension de la zone d’activité en direction de Martigues et Marignane, plus accessibles, offre de nouvelles solutions. La Côte Bleue présente des villas généralement dédiées à la résidence principale et des appartements à vocation secondaire.
Dans quelle mesure les prix ont-ils augmenté ? Quel est votre sentiment pour l’avenir ?
N. Régis : Entre 2000 et 2005, les prix observent une augmentation jusqu’à 150 %. En 2006, l’heure est plutôt à la baisse. L’avenir tend vers une stabilisation.
H. Badet : Les valeurs affichées sont en hausse par rapport à l’année passée, toutefois les négociations se montrent plus importantes qu’auparavant.
A l'heure actuelle, considérez-vous le marché comme actif ?
L. Garzetti : Le logement demeurant une nécessité, il reste actif. La Côte Bleue bénéficie d’un solide pouvoir d’attraction. Cependant, les demandes sont moins nombreuses. Après une période de rééquilibrage, les professionnels de l’immobilier, je pense notamment à mes confrères du Service Inter Agences (SIA), évoluent sur un marché plus rationnel. La vue mer ou l’adresse calanque réagissent particulièrement sur les prix. Correctement estimée, une villa peut se vendre sans délai.
N. Régis : Suite au ralentissement amorcé début 2006, l’offre devient beaucoup plus importante que la demande. Pourtant, certains propriétaires vendeurs persistent à surévaluer leurs biens. La clientèle friande de haut de gamme (au-delà de 1,5 M €) existe toujours, tout comme les personnes du cru qui préfèrent la petite surface au déracinement. Quant à la famille désireuse d’emménager dans une villa, elle hésite désormais à débourser les 450.000 € requis au minimum.
Se dégage-t-il un profil type de la clientèle de la Côte Bleue ?
N. Régis : On accueille les quadra- et quinquagénaires en activité avec enfants à charge et les Marseillais proches de la retraite délaissant la Capitale des Bouches-du-Rhône. Les premiers, souvent mutés, recherchent une villa avec jardin et piscine ; les seconds optent pour des appartements spacieux à proximité d’un centre et de la mer.
H. Badet : La clientèle, séduite par les vues Méditerranée et la qualité de vie, est plutôt aisée et majoritairement française.
Quels sont les principaux programmes neufs ?
L. Garzetti : Sur ces communes qui ont su préserver leurs espaces naturels, on dénombre peu de programmes neufs.
H. Badet : Les collectivités de la Couronne et Carro, où subsistent quelques terrains à bâtir, accueillent les seules promotions immobilières de la Côte Bleue.
N. Régis : Nous proposons un ensemble de duplex et triplex entre 60 et 104 m2 sur La Couronne, à deux pas de la plage. Prolongés de terrasses et de jardinets, les appartements, livrés début 2009, valent entre 286.000 et 437.000 €.
Vos dernières transactions ?
L. Garzetti : Une villa de type 4 en bon état sur 460 m2 de terrain avec piscine, 390.000 €. Une bastide de cinq pièces sur une parcelle non close de 725 m2, 405.000 €.
H. Badet : Une maison de village de 70 m2 à Sausset au prix de 285.000 €. Un T2 au même endroit, dans une résidence récente proche de la mer, 172.000 €. Une villa de 114 m2 avec panorama Grande Bleue, 450.000 €.
N. Régis : A Carry, un appartement de 100 m2 en très bon état avec accès direct à la mer, à 390.000 €. Une superbe villa de 150 m2, sise à Sausset sur une parcelle de 831 m2 agrémentée d’une belle piscine, 593.000 €.
Un conseil à passer aux vendeurs et aux acheteurs…
N. Régis : Au-delà de dix visites infructueuses, les vendeurs ont tout intérêt à revoir leur prix à la baisse. Quant aux acquéreurs, la période leur est favorable : actuellement, le choix apparaît conséquent, à l’instar de la latitude de négociation.
Propos recueillis par Laetitia Rossi
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