REPORTAGE

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La Côte Bleue, un coin de paradis aux portes de Marseille

 
La Côte Bleue, un coin de paradis aux portes de Marseille
Cette propriété bénéficie d’un terrain de 5000 m2 en font de mer. 1.950.000 €. Notre-Dame (06 84 40 10 10).






La Côte Bleue, un coin de paradis aux portes de Marseille
Dans une résidence avec ascenseur, ce T2, prolongé par une terrasse exposée au sud, regarde le port de Carry et la baie de Marseille. 285.000 €. Carry Immobilier (04 42 45 46 04).






La Côte Bleue, un coin de paradis aux portes de Marseille
Cette belle maison de Saint-Julien-les-Martigues comprend cinq pièces sur un grand terrain plat rehaussé d’une piscine. 596.000 €. Projet Immobilier (04 42 30 30 37).






La bande littorale située à l’ouest de la Cité Phocéenne, entre la capitale des Bouches-du-Rhône et l’étang de Berre, abrite des communes telles que Le Rove, Ensuès-la-Redonne, Carry-le-Rouet, Sausset-les-Pins, La Couronne et Carro. Les calanques calcaires, où se nichent plages et petits ports, forment un paysage de toute beauté.


La Côte Bleue démarre juste après le quartier marseillais de l’Estaque. D’ailleurs, on appelle indifféremment le massif la chaîne de l’Estaque ou de la Nerthe. L’accès pédestre à la Méditerranée s’avère difficile et c’est justement cette configuration escarpée et sauvage qui fait le charme du site. Le bleu de la mer, le blanc de la roche et le vert des pins d’Alep, des chênes et des oliviers composent un tableau harmonieux, 25 km de côte au total, dont 10 km, soit 3000 ha, acquis et protégés par le Conservatoire du Littoral. La majeure partie du territoire est d’ailleurs classée espace boisé inconstructible. La ligne ferroviaire Marseille-Miramas offre de magnifiques points de vue… Sur les calanques de Niolon à Ensuès, la station balnéaire de Carry chère à Fernandel, le port de plaisance de Sausset, la plage de sable de La Couronne ou encore le ravissant port de pêche de Carro.

« 70 % des acquéreurs visent l’usage principal, travaillent sur Marseille ou Aix, apprécient la tranquillité et le cadre maritime, situé à seulement 20 mn de la préfecture du 13, de la patrie de Paul Cézanne, de la gare TGV de Vitrolles (Aix) et de l’aéroport de Marignane », introduit Céline Siano de Carry Immobilier. Ils dépensent de 300.000 à 500.000 € pour des maisons de type 3 ou 4 sur des parcelles de 500-600 m2, à rénover si elles se rapprochent des 300.000 €, en bon état lorsqu’elles atteignent 500.000 €. Plutôt rare, la propriété en front de mer démarre à 800.000 e et tourne, généralement, autour du million. Les résidents secondaires, originaires de la région, d’Ile de France ou d’Europe du Nord recherchent de beaux T2 avec terrasse et garage orientés sur la Grande Bleue entre 200.000 et 300.000 € ou des villas en prévision de leurs vieux jours. Le marché reste actif ; la demande l’emporte sur l’offre ; et la pénurie de produits constitue le véritable problème de la Côte Bleue.

Dans un contexte économique tendu, Ariel Marais d’Immo Bellevue et Eric Houget de l’agence Notre-Dame de Versailles privilégient l’écoute, le service de proximité et la synergie entre les cabinets immobiliers. Si la première collabore avec le second c’est que les Parisiens plébiscitent la destination, parfaitement desservie par le TGV et l’avion. « On peut se lever un matin dans la capitale française et déjeuner sur la Côte Bleue », s’amusent les professionnels. Tous raffolent de l’univers paisible et authentique, de l’absence de luxe ostentatoire et de la circulation fluide. Seule ombre au tableau : le manque de bien de qualité et de rapport qualité/prix réalistes. Aujourd’hui, les acheteurs connaissent le marché et en veulent pour leur argent. Or, de nombreux propriétaires ont encore tendance à surévaluer leur fief. La preuve : certaines références sont en fichier depuis trois ou quatre ans. Fonctionnels et vivants, Sausset et Carry remportent tous les suffrages, grâce au décor typiquement provençal, aux espaces portuaires, aux commerces et aux établissements scolaires, écoles et collège. Les amateurs de calanques, minoritaires, choisissent La Redonne. Les bâtisses de la première ligne campent une denrée peu représentée et fort onéreuse. Le moindre pavillon de 100 m2 (deux chambres) sur un terrain de 470 m2 part à 800.000 €. Les grandes surfaces habitables s’échelonnent de 1 à 1,5 M e. Les T2 de 30 m2 des marines de Sausset, ouverts sur la Méditerranée ou de petits jardins privatifs, commercialisés 130-150.000 €, réunissent, également, des adeptes, 80 % de résidents occasionnels et 20 % de primo-accédants. Si elle ébranle peu le segment individuel compris entre 300.000 et 500.000 €, la crise engendre clairement la révision à la baisse des tarifs du petit appartement.

« Des investisseurs, davantage portés par la valorisation patrimoniale à terme que par le rendement immédiat, recherchent des studios près des plages ou des centres urbains. Ils injectent 100-200.000 € dans l’affaire, qu’ils exploitent, ensuite, en location saisonnière », poursuit Nicolas Desprat de Projet Immobilier. Les riverains demeurent très attachés au secteur. Les seniors en quête de praticité vendent, par exemple, une maison à 500.000 € et réutilisent 300.000 € pour obtenir un T3 sur Sausset ou Carry. Assez régulièrement aussi, les cadres mutés, des quadras et des quinquagénaires employés sur l’étang de Berre, un pourvoyeur d’emplois incontournable dans la région, tombent littéralement sous le charme de la bande maritime. D’après le spécialiste, en 2009, le terme de ralentissement convient mieux que celui de crise. Selon les résultats du premier trimestre, 2010 s’annonce meilleur.
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Par Laetitia Rossi