REPORTAGE

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La dynamique de la Loire-Atlantique

 
La dynamique de la Loire-Atlantique
Cet appartement rénové de Saint-Nazaire développe 106 m2 (trois chambres). Il possède une vue dégagée sur la mer. 298.200 €. Thierry Immobilier (02 40 47 47 68).






La dynamique de la Loire-Atlantique
A Sucé-sur-Erdre, cette demeure des années 1950 (trois chambres, un bureau et d’autres pièces aménageables) bénéficie d’une vue imprenable sur la rivière. 519.000 €. Cabinet Frémont Immobilier (02 40 77 71 62).






La dynamique de la Loire-Atlantique
Au sein d’un ensemble nantais XVIIIe, cet appartement, avec cave, grenier et garage fermé, comprend cinq chambres et des salles de réceptions ensoleillées. 790.000 €. Cabinet Tirot (02 40 69 35 18).






Baptisé ainsi en référence au fleuve qui le traverse avant de rejoindre l’océan au niveau de Saint-Nazaire, le département, l’un des cinq de la Bretagne historique, possède plus d’une corde à son arc. Limitrophe du Morbihan, d’Ille-et-Vilaine, de Maine-et-Loire et de Vendée, il arbore 130 km de côte, des stations balnéaires réputées comme La Baule-Escoublac, Pornic ou Saint-Brévin-les-Pins…


Avec 1.266.360 administrés, la Loire-Atlantique constitue la 15e économie de France, à en croire le PIB/habitant. Les agglomérations de Nantes et Saint-Nazaire rassemblent 80 % de la population. Entre 1999 et 2009, le secteur enregistre 132.000 arrivants. L’arrière-pays suscite, également, l’intérêt de nombreux visiteurs, à l’instar des espaces naturels – les marais salants, la forêt du Gâvre ou le marais de Brière – tandis que la préfecture du 44 travaille sur la promotion de son centre historique et de l’Ile de Nantes, drainant à ce jour quelque 2 M de visiteurs par an, sous le charme des zones piétonnes. Elle bénéficie d’un important réseau de transports en commun : tramway, bus et bus-bateau. La destination est accessible en TGV depuis Paris, Lyon, Marseille, Lille et Strasbourg. Ils sont 30 M à avoir effectué, à compter de 1989, année de l’inauguration de la ligne, le trajet entre cette dernière et la capitale française. L’exercice 2010 montre un trafic aérien en progression. En 2004, le magazine Time désigne la localité comme la plus agréable d’Europe, eu égard à ses cours d’eau et ses espaces verts. A la même époque, de grandes entreprises parisiennes délocalisent une partie de leur activité en cette province prisée. Elle obtient, enfin, le titre de capitale verte européenne 2013.

Fort de son département administration de biens, le Cabinet Thierry Immobilier réalise 95 % de ses ventes sur Nantes, dont 80 % dans le périmètre délimité par les boulevards. « Le marché demeure porteur, entre autres, grâce au dynamisme économique et aux mutés en provenance d’Ile-de-France, employés dans des domaines aussi variés que la banque, l’assurance, l’informatique, la santé, la biotechnologie ou l’aéronautique », précise Benoît Thierry. Leur choix se porte, en fonction de leur catégorie socioprofessionnelle, sur le T3 standard, commercialisé sous la barre des 200.000 € en moyenne ou la maison, susceptible d’atteindre 3500-4000 €/m2. La présence d’un jardin et un environnement calme comptent parmi les critères couramment évoqués. La proximité de l’océan est aussi un atout de poids. Pornic se trouve à 40 mn de route de Nantes ; La Baule, Pornichet et Guérande, à 45 mn. L’essor des transports en commun permet même à certains couples de ne posséder qu’un véhicule. Les investisseurs sont toujours très présents sur la tranche 2300-2500 €/m2, motivés par un segment locatif particulièrement actif et une rentabilité comprise entre 4 et 6 % bruts. Sur 3700 biens gérés, moins de 2 % des logements sont vacants en novembre dernier. Au cours des dix dernières années, la préfecture à su se doter de pôles tertiaires clairement identifiées, tout en profitant d’un redéploiement urbain cohérent. Des zones d’activités en lien avec les énergies pourraient sortir de terre, sans oublier le nouvel aéroport attendu dans les prochaines années.

Installé à Cathédrale, le quartier historique et Graslin, l’espace commerçant, Olivier Tirot du Cabinet Tirot est spécialisé, depuis trois décennies, dans l’hyper-centre. Il reçoit de jeunes retraités parisiens, souvent propriétaires d’une résidence secondaire sur la côte. Tous, sensibles à l’offre culturelle riche comme à la douceur de vie en cité nantaise, cherchent des appartements avec terrasse, parking et ascenseur d’environ 120 m2, de 400.000 à 500.000 €. La majorité paie comptant. Un programme neuf pourvu de ces atouts se vendrait sans délai. Les vastes plateaux non divisibles ont plus de difficulté à trouver preneur. Récemment, 315 m2 d’un seul tenant, en parfaite condition, part à 805.000 €, un ratio faible pour l’adresse. Un autre à restaurer de 380 m2, en mesure de subir une découpe, son extérieur de 550 m2 et son garage changent de main moyennant 1.062.000 €, malgré les colossaux travaux à prévoir. Selon sa condition et sa situation, le collectif oscille entre 2500 et 5000 €/m2, des pointes observées sur le cours Cambronne. Quant aux mutés, ils commencent souvent par louer avant d’acheter des maisons, un produit davantage en accord avec les besoins et rythmes familiaux. En janvier, des Rennais et des Angevins visitent une nantaise, affichée à 595.000 €, de 235 m2 sur une parcelle de 400 m2, un genre architectural caractérisé par le séjour à l’étage. Quelques parents logent leur progéniture étudiante plutôt que de verser des sommes mensuelles à perte, alors que les investisseurs concentrent leur énergie sur la gamme autour de 100.000 €. Dernièrement, l’un d’entre eux règle 103.000 € en échange de 35 m2, à restaurer entièrement, au rez-de-chaussée d’un bel ensemble haussmannien.

« Sucé-sur-Erdre reste une commune recherchée de la banlieue nantaise. La rivière traverse son centre lui conférant un charme indéniable. L’Erdre est un écrin, dont Sucé est la perle », décrit Sylvain Frémont du Cabinet Frémont Immobilier. Indépendamment de la proximité de Nantes, elle inspire le coup de cœur, d’autant qu’en matière d’équipement elle n’a rien à envier à ses voisines. Crèche, école, associations culturelles et sportives… Rien ne manque. Les commerces se sont bien développés et diversifiés, dans les mêmes proportions que la population d’ailleurs. L’arrivée du train-tram en 2013 pourrait générer une nouvelle marge de progression. Le secteur attire les retraités et les actifs originaires de toute la France, capables d’engager de 250.000 à 400.000 € dans une unité individuelle de 140 m2. Le prix varie, ensuite, en fonction de l’état, de l’adresse et du cadre. Il augmente à mesure que l’on se rapproche du centre. Récemment, on exige 262.000 € contre 130 m2 sur 1000 m2 à 3 mn à pied de toutes les commodités. En dépit des 100.000 € nécessaires à la réfection, plusieurs acquéreurs potentiels se mettent sur les rangs. Beaucoup rechignent à se lancer dans une trop lourde réhabilitation. Pourtant, il s’agit, aujourd’hui, du seul moyen d’obtenir, dans un contexte stable, une plus-value.

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Par Laetitia Rossi