REPORTAGE
 
 

La plaine du Var, entre mer et montagne

 
La plaine du Var, entre mer et montagne
Sur le secteur de Castagniers/ Saint-Blaise, cette villa provençale, bénéficiant d’une vue dégagée, développe 135 m2 (trois chambres), auxquels s’ajoutent un garage et de nombreuses dépendances. 450.000 €. Nicévallées (04 93 20 37 05).






La plaine du Var, entre mer et montagne
Cette provençale d’environ 150 m2 se dresse sur un terrain de 1500 m2 situé à Carros village. 530.000 €. Sandrine Fusini Immobilier (04 92 02 01 38).






La plaine du Var, entre mer et montagne
Ce T4 se trouve aux Rascas, sur la commune de St-Laurent-du-Var. 325.000 €. HD Immobilier (04 97 19 14 53).






Le site, qui s’anime de l’aéroport international au bec de l’Estéron, n’affiche pas moins de 10.000 ha. Depuis son classement, début 2008, en Opération d’Intérêt National Ecovallée, la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur veille au grain. Gros plan sur un secteur d’avenir…


Le réaménagement de la plaine du Var s’inscrit dans une démarche économique, sociale et environnementale. Outre la création et la restauration de logements, les pouvoirs publics favorisent l’installation d’entreprises et entendent développer les réseaux de transports. Le sort de l’ancienne terre maraîchère intéresse les plus hautes sphères, à l’instar de La Défense à Paris ou d’Euroméditerranée sur Marseille. « Les abords du Var retiennent l’attention des primo accédants », introduisent Jean-Jacques Chambon et Philippe Galchier de Nicévallées. Contre 150.000 €, ils obtiennent une maison de village de deux ou trois pièces sur Gillette, Le Broc ou Carros, à rénover lorsqu’elle s’accompagne d’un extérieur. A 250.000 €, ils espèrent une unité de type 4 dans le cœur de Bonson. Au-delà, le segment subit la concurrence de la bâtisse individuelle, située à Saint-Jean-la-Rivière>, Lantosque ou Roquebillière. Récemment, une construction F3, sur une parcelle de 700 m2, trouve preneur à 210.000 €. 90 m2 habitables, en parfait état, sur 3000 m2, coûtent 280.000 €.

Les micromarchés se succèdent sans forcément se ressembler. Aspremont, Castagniers, Gattières ou Saint-Jeannet, les emplacements cotés, offrent une position dominante et des vues mer. Une villa, ouverte sur la Grande Bleue, démarre ici à 450.000 €, pour atteindre 1 M €, le montant exigé contre une ancienne grange ou une bergerie de caractère, restaurée avec goût. 400 m2 sur 2000 m2, agrémentés d’une piscine à débordement et orientés sur l’immensité azur, viennent de changer de mains à 1,2 M €. Sur cette gamme, apparaissent quelques résidents secondaires, quand Saint-Martin-du-Var attire les familles, rassurées par la proximité des commodités, des écoles, dont le lycée Thierry Maulnier à 10 mn de voiture, et de la gare, responsable de quatre rotations quotidiennes avec le centre niçois.

« Les clients n’hésitent plus à parcourir la RN 202, depuis que la voie bis a grandement désengorgé le trafic au niveau de Carros, un pôle d’activités employant de 6000 à 7000 individus », remarque Sandrine Fusini de l’agence éponyme. Après une baisse de la pierre, le marché, vraisemblablement stable, est en passe de recouvrer sa vitesse de croisière. Les jeunes, susceptibles d’engager 170-250.000 €, choisissent un appartement du quartier moderne de Carros ou une maison de village, édifiée au sein de la cité historique. Avec 320-400.000 €, les acquéreurs briguent une mitoyenne, prolongée par un jardin de 300 m2, proche des écoles, des commerces et de l’artère principale. Munis de 450-650.000 €, ils préfèrent une villa aux Plan-de-Carros. Le quartier loti renferme, également, des terrains plats à bâtir, commercialisés 240-250 €/m2. Comme le produit fini, la parcelle viabilisée vaut moins cher au Broc ou à Bouillon. Ainsi, on exige 205.000 € pour 1500 m2 dans la première commune.

« Saint-Laurent s’épanouit à l’embouchure du Var et de la Méditerranée. Si la route de La Baronne s’intègre pleinement au projet, Les Pugets, les Rascas et Saint-Joseph se contentent de regarder le cours d’eau », décrivent Delphine Jugault et Hans Nieuweboer de HD Immobilier. La Baronne regroupe sociétés et habitations. Pourtant de qualité, ces dernières pâtissent d’une mauvaise réputation. Les Pugets et Les Rascas présentent encore un excellent rapport coût/ surface. Les T4/5, dans des résidences ravalées et bien entretenues, oscillent, en effet, entre 220.000 et 280.000 €. Saint-Joseph, où la municipalité a consenti à de réels efforts, abrite, enfin, des copropriétés accessibles. Les riverains et les professionnels attendent avec impatience l’aménagement de la plaine. Au cœur des Alpes-Maritimes, l’adresse possède un véritable potentiel. L’expérience, qui devrait servir de base à d’autres régions françaises, pourrait camper une solution aux problèmes de logements rencontrés par les autochtones.



     

Le site, qui s’anime de l’aéroport international au bec de l’Estéron, n’affiche pas moins de 10.000 ha. Depuis son classement, début 2008, en Opération d’Intérêt National Ecovallée, la Communauté Urbaine Nice Côte d’Azur veille au grain. Gros plan sur un secteur d’avenir…






     
Par Laetitia Rossi