Rattachée à la ville d’Hyères par deux bandes de sable ou tombolos, la péninsule, de 6 km de long et 1,5 km de large, offre, grâce à sa configuration géographique unique, un écrin de verdure, un parc immobilier de toute beauté et de splendides plongées sur la Méditerranée.
Le site, marqué par la présence grecque puis romaine, abrite en son centre le village et les vestiges du château. Au sud, recouvert par la forêt, se trouve le port du Niel, où siègent encore des pêcheurs à la criée. Le bassin de la Madrague s’anime sur la partie ouest, avant de laisser place à la Pointe des Chevaliers et aux falaises d’Escampobariou. Depuis le quartier est de la Tour Fondue, il s’avère possible de rallier les Iles d’Or. Les célèbres plages de l’Almanarre et du Robinson s’épanouissent également sur la presqu’île de Giens, l’adresse de prédilection des véliplanchistes, des plongeurs, des randonneurs et des amateurs de VTT.
« Si la péninsule bénie des dieux reste un marché élevé, elle ne dépasse pas, en termes de prix, le port Saint-Pierre, introduit Louis Laury d’
Action Immobilière. Installés à l’est, les professionnels des vacances voisinent avec le secteur plus confidentiel de la Madrague, réputé pour ses maisons de pêcheurs. Le lotissement fermé et gardé La Polynésie, qui possède sa propre plage et son port, renferme des constructions des années 1970 de 150-200 m2 sur des terrains de 1000-2000 m2. Avec une vue mer et une restauration en perspective, elles atteignent 900.000-1 M €, 1,7-2 M € voire au-delà après travaux. Les appartements, négociés 4500-5500 €/m2 face à la Grande Bleue, s’apparentent davantage à des pied-à-terre qu’à des logements familiaux et fonctionnels. Sur le segment individuel, la transaction moyenne oscille entre 600.000 et 700.000 €. La somme, généralement engagée par les autochtones, autorise 100 m2 habitables sur 400 m2 de jardin. Quelques uns rentabilisent d’ailleurs via la location estivale. Concernant le fameux pied dans l’eau, on distingue l’ancien hangar de pêcheurs, soit un T2 de 40 m2, à 450-500.000 €, et la villa, démarrant à 2 M €. Tout produit confondu, la résidence secondaire l’emporte. L’est, soit La Bergerie et La Capte, autrement dit moins de 10 % de l’avancée de terre, compose avec la particularité du bail emphytéotique. Il y a 70 ans, les pouvoirs publics recourent au système - la mise à disposition longue durée d’un terrain contre une somme modique - pour permettre aux plus modestes d’accéder à la propriété. Certains contrats arrivent, aujourd’hui, à échéance, et les occupants se voient proposer de régler le montant estimé par les domaines, sachant que toute amélioration, comme l’édification d’une bâtisse, appartient de droit au bailleur. D’autres agrandissent, obtenant une prorogation. Le problème devient réellement épineux dans le cas des immeubles. Les acquéreurs, intéressés par le coin, ont tout intérêt à solliciter l’avis d’un spécialiste.
« Le foncier est rare et l’urbanisation, souvent soumise à l’appréciation des Bâtiments de France », poursuit Carole Verdino de
Verdino Immobilier. En contrepartie, les acquéreurs, un tiers de locaux et deux tiers de résidents occasionnels, ont la garantie d’un environnement préservé. Calme et verdoyant, l’endroit recèle peu d’immeubles, à 15 mn seulement du centre hors heures de pointe. Après un ralentissement fin 2008 et début 2009, les affaires reprennent au printemps. Les personnes âgées désireuses de se rapprocher des centres renoncent, parfois, à leurs fiefs, campant, avec les successions, un stock hyper restreint. Parmi les dernières ventes, Carole Verdino évoque une maison en VEFA, 100 m2 sur 500 m2, à 550.000 €, une villa de 160 m2 sur 1800 m2 ouverte sur l’immensité bleutée, à 1,2 M €, et un appartement de 40 m2 dans une résidence close avec piscine, contre 180.000 €.