REPORTAGE

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La résidence secondaire dans le 34

 
La résidence secondaire dans le 34
Aux abords d’un bourg agréable entre Agde et Pézenas, cette villa renferme 235 m2 habitables (quatre chambres) au sein d’une résidence sécurisée avec piscine chauffée et tennis, à deux pas des commerces et à 10 mn des plages. 564.000 €. Agence Galerie (04 99 91 44 44).






La résidence secondaire dans le 34
Ce T3 traversant rénové, orienté sur l’étang de Thau, comprend environ 65 m2 habitables. 162.000 € Thau Immobilier (04 67 53 62 40).






La résidence secondaire dans le 34
Près de Clermont-l’Hérault, un charmant village commerçant, cette maison, joliment rénovée, propose 300 m2 habitables. 345.000 €. Agence Galerie (04 99 91 44 44).






Si l’Hérault attire les mutés de la France entière, il fait également les yeux doux aux résidents occasionnels, français et étrangers. Cet engouement, il le doit à une offre variée, des stations balnéaires bondées aux territoires sauvages des Hauts Cantons, en passant par l’incontournable Bassin de Thau.


La célèbre mer intérieure s’étend de Balaruc-les-Bains à Marseillan. Mèze, occupée tour à tour par les Phéniciens, les Grecs, les Romains et les Arabes, Loupian, où subsistent d’antiques vestiges, et Bouzigues, renommée pour ses immenses parcs à huîtres, s’animent sur la rive. Marseillan, point de chute du Canal du Midi, arbore un port de plaisance et de larges plages, tandis que Balaruc prend la deuxième place du classement national des villes thermales grâce à une maîtrise des traitements de rhumatologie et phlébologie. Sète, à la jonction de l’étang et de la Méditerranée, ne manque pas de charme. En témoigne le Mont Saint-Clair et ses plongées sublimes sur l’immensité azur. Paul Valéry, Georges Brassens Jean Vilar, Manitas de Plata et les frères di Rosa contribuent à la réputation de la commune. Gignac, directement construite aux portes de Montpellier, marque l’entrée d’un Hérault bucolique, tranquille et authentique. Les domaines viticoles et les bourgs médiévaux ponctuent un environnement verdoyant et vallonné. On vit à Clermont-L’Hérault aussi facilement que l’on y séjourne, séduit par le legs romain, le château moyenâgeux, Notre-Dame-du-Peyrou et la Chapelle des Dominicains. Le lac de Salagou est proche. Potiers et vignerons portent haut les couleurs de Saint-Jean-de-Fos, sis sous les premiers contreforts des Cévennes. Le badaud apprécie le site vieux de 1200 ans et le pont du Diable, l’un des plus ancestraux aqueducs romans de l’Hexagone. Cerné de roche et d’eau, Saint-Guilhem-du-Désert se dresse, souverain, entre les vallées du Verdus et de l’Hérault, sur la route de Saint-Jacques-de- Compostelle. Le Lodévois établit, enfin, un lien magnifique entre le Languedoc et le Larzac.

« Qu’ils soient amateurs de sport nautique, de plongée sous-marine, de cure, de fruits de mer ou simplement de farniente, le Bassin est la destination idéale pour les vacances », précise Pier Perrault de Thau Immobilier. Loin d’être homogène, le marché consacre la suprématie de Loupian, Bouzigues et Balaruc. Au sein de la cité axée sur le thermalisme et la thalassothérapie, le professionnel compte 70 % d’acquéreurs d’appartements à usage secondaire. Agés en général de 50 à 70 ans, ils commencent par louer avant de briguer leur propre logement, entre 80.000 €, le prix d’un T1, et 150.000 €, la somme requise pour un T3. La proximité de Montpellier ne joue absolument pas sur la prise décision. Ici, les valeurs se sont réajustées 5 % sous la base des anciens tarifs et le recul du volume de transactions n’a jamais dépassé 20 %. Contrairement aux stations littorales, le bassin vit au même rythme neuf mois par an. Parmi les 100.000 visiteurs enregistrés à Balaruc, le tiers profite des vertus curatives de l’eau, se répartissant de manière linéaire sur le calendrier.

« Clermont reste le bourg économique du centre du département. Seulement 30 mn de voiture séparent la localité active, surtout le mercredi jour de marché, de la Préfecture du 34. Sète et Béziers demeurent tout aussi accessibles, à l’instar de Lodève et de l’autoroute gratuite en direction de Paris. Typique à souhait, la campagne héraultaise égraine des villages perchés au cachet irrésistible », décrit Dominique Le Tallec de l’Agence Galerie. La vigneronne, dont l’extérieur, souvent une simple terrasse, reste aisé à entretenir, tient le haut de l’affiche. Récemment, un Allemand s’offre une maison en pierres de trois chambres sur une parcelle de 700 m2 dans le Lodévois moyennant 260.000 €. Une famille d’Anglais choisit une propriété de 300 m2 à rafraîchir sur un terrain de 4000 m2 entre Clermont et Pézenas à 595.000 €. Un Parisien se déleste de 730.000 € en échange d’une villa de standing, 233 m2 habitables sur 1790 m2 au cœur d’un domaine intime avec piscine, tennis, salle de remise en forme et service de gardiennage. Un Alsacien paie 388.500 € une bergerie rénovée de 250 m2, édifiée dans un jardin arboré rehaussé d’un bassin. Même une petite unité de 87 m2 à terminer, ouverte sur un lopin de terre de 80 m2, trouve preneur contre 85.000 €. La majorité des acheteurs vient durant les congés pour s’installer définitivement au moment de la retraite. Beaucoup s’avouent lassés par la Côte d’Azur, les Alpilles ou le Luberon, des adresses nettement plus onéreuses, surtout depuis la baisse des coûts de l’ordre de 10 à 25 %. La maison d’hôtes, particulièrement en vogue, les héberge le temps des recherches. Comme sur le littoral, la spécialiste reconnaît les effets de la crise, mais réfute tout caractère alarmant. D’autant que les heures noires semblent appartenir au passé.
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Par Laetitia Rossi