Alternance harmonieuse de plaines et de collines, l’espace de 10.000 ha sis entre Nîmes et Sommières exerce un pouvoir d’attraction sur les Gardois, les Héraultais, les ressortissants des autres départements français et les Européens du Nord, séduits autant par la situation géographique que par la qualité de vie.
Les neuf communes de la Vaunage,
Boissières, Calvisson,
Caveirac,
Clarensac, Langlade,
Nages-et-Solorgues,
Congénies,
Saint-Côme-et-Maruéjols et Saint-Dionizy, abritent au total plus de 18.000 habitants. L’origine de l’appellation vient de l’expression traduite de l’occitan « vallée de Nages ». La terre, d’abord dévolue à l’oléiculture et à la viticulture, possède une forte identité culturelle. Peuplé depuis le néolithique, l’endroit ne réunit pas moins de sept oppidum, des châteaux médiévaux, des bastides et de vastes mas. Si le protestantisme imprègne son histoire, à l’instar des Cévennes, c’est à la tradition taurine que le site proche de la Camargue se réfère désormais. D’ailleurs, chaque village organise sa propre fête votive. La garrigue le dispute aux chênes, aux pins et à l’olivier. Les collectivités préservent le cadre bucolique. En témoigne la voie verte, « une réussite », aux dires des riverains.
« Boisée à souhait, la Vaunage ne souffre d’aucune nuisance visuelle ou sonore. Réputée pour sa tranquillité, elle affiche des prix relativement élevés, équivalents aux tarifs de l’Uzège et inférieurs aux coûts de l’aire montpelliéraine », décrit
Laurent Gaza de l’agence éponyme. Dans ses bureaux, le spécialiste accueille 40 % de mutés ou de retraités d’autres régions hexagonales, 30 % de Gardois et autant de Montpelliérains, professions libérales et cadres supérieurs. Ultra facile d’accès, La Vaunage est à moins de 15 mn de voiture de la gare TGV de
Nîmes, à 30 mn de la capitale héraultaise, de la cité médiévale d’
Aigues-Mortes et de la Méditerranée. Si le secteur reste relativement homogène, quelques villages bénéficient d’un certain engouement. Avec leur habitat diffus et horizontal, Nages et
Langlade échappent, par exemple, à une urbanisation massive. Une maison de 130-220 m2, sur une parcelle de 1500 m2 avec piscine, vient récemment de trouver preneur à 500-550.000 €. Les vigneronnes, prolongées par un jardin agrémenté d’un plan d’eau, une denrée rare, débutent à 450.000 € et tournent en moyenne autour de 600.000 €. Le mas ancien jusqu’à 500 m2 habitables s’échelonne de 800.000 à 1 M €. La fourchette s’avère plus large encore sur le segment de la villa d’architecte. Une unité neuve de 400 m2 sur 7000 m2 peut atteindre 1,2 M €. Malgré un recul du volume d’affaires enregistré fin 2008 et début 2009 et un réajustement à la baisse des montants actés, le marché se porte bien.
« Généreuse et opulente Vaunage, triplement riche du fruit de l’olivier, de vins ensoleillés et de blonds chasselas », écrivait Maurice Aliger. Evoquant la beauté et la sérénité des lieux, Lidia Darlow-Joaquim de
Pierres au Soleil rejoint l’auteur. Surnommée capitale de la Vaunage,
Calvisson, sans doute la bourgade la plus commerçante du coin, s’anime à 10 km de
Sommières, 17 km de Nîmes et 38 km de
Montpellier. Reconnue pour son marché dominical, elle attire 2000-3000 individus par session selon la saison. L’inauguration du « Mas des Vignes », un ensemble de 408 maisons avec parc, piscine et programme festif acquis en majorité par des Belges et des Anglo-saxons, porte haut les couleurs de la commune. Les 1500-2000 vacanciers accueillis chaque semaine en été influent sur l’économie locale, voire sur l’immobilier. Davantage urbanisé, Calvisson offre des solutions aux primo-accédants. L’appartement de trois pièces, un phénomène nouveau ici, même si les immeubles ne dépassent pas un étage, vaut environ 170.000 €, alors que la jumelée de 80 m2 débouchant sur un extérieur de 200 m2 avoisine les 190.000 €. Depuis quinze ans déjà, Benoît Gillet construit des maisons en bois bioclimatiques, incontestablement une valeur d’avenir dans le Gard. Après un excellent été et un automne encourageant, la professionnelle attend beaucoup du « Bois de Mintaud », « la future zone d’activité de 160 ha dédiée aux technologies de pointe, censée recevoir sur site 3000 personnes ».