Alanguie sous le mont Vinaigre, le pic du cap Roux, le rocher de Saint-Barthélémy
et Saint-Pilon, la station balnéaire, bénéficiant d’une bande maritime de 24 km, propose
un large choix de maisons individuelles. Si le segment ne repart qu’au printemps dernier, il s’avère aussi porteur que l’appartement.
Avec 80.000 occupants en haute saison, contre 34.000, le nombre d’habitants installés à l’année,
Saint-Raphaël, situé à 39 km de
Saint-Tropez, 45 mn de voiture de l’aéroport international de
Nice Côte d’Azur et à 4h30 de TGV de Paris, confirme sa vocation touristique. Une orientation symbolisée par Cap Estérel, l’un des premiers villages de vacances d’Europe, mais aussi par les trois centres de thalassothérapie. Parfois employés au Cerceron, à Epsilon, au Peyron ou aux Genêts, les locaux, qui dépassent les résidents occasionnels d’une courte tête, bénéficient d’établissements scolaires, d’espaces hospitaliers, d’infrastructures sportives et culturelles, des commerces et des services nécessaires au quotidien.
« Les quartiers raphaëlois permettent une offre variée », décrit Marie-Anne Roubaud de
WF King Immobilier. Valescure, caractérisé par ses deux golfs dix-huit trous et son neuf trous, arbore un cadre verdoyant, tourné vers les greens et le massif de l’Estérel, à 5 km seulement du cœur de la cité. Il accueille un centre commercial ; un second est en projet. Si le bâti de Boulouris et de Notre-Dame commence à dater, il se dresse à proximité de la Grande Bleue. Comme sur la pointe Santa-Lucia, une enclave hyper réduite, trônent quelques propriétés pieds dans l’eau.
Agay reste le secteur de prédilection des amateurs de vues mer et de plages. Comprise entre 500.000 €, la somme requise pour une unité à rénover, et 800.000 €, le montant exigé dans du récent sans tableau azur, la villa trouve preneur. Sur l’exercice 2009, les agences enregistrent de rares transactions à 1,3 et à 1,5 M €, des pointes correspondant aux magnifiques plongées bleutées d’Agay. Parmi les derniers acquéreurs, Marie-Anne Roubaud compte un Russe, un Suisse, un Hollandais et trois Hexagonaux. Traditionnellement, l’usage principal l’emporte de peu. L’individuel demeure aussi porteur que le collectif, voire que les appartements neufs jusqu’à 500.000 €. A la différence qu’il y a moins de produits de qualité dans la première catégorie, d’où le maintien des prix, peut-être encore au-dessus des valeurs réelles du marché. Véritablement, le trois/quatre-pièces sous les 400.000 € et la villa à 600.000 € tirent leur épingle du jeu. Un bon score lorsque l’on songe que l’acquisition nationale moyenne n’excède pas 200.000 €.
« L’avantage de Valescure réside dans son parc récent, parce que le clé en main remporte toujours un franc succès, mais aussi et surtout car il abrite des constructions dans l’air du temps », poursuit Catherine Albert de
La Villa. Une décennie en arrière, on avait coutume de penser qu’il existait un acheteur potentiel pour chaque bien. Les progrès en matière de confort et d’esthétique et la standardisation des goûts changent radicalement la donne. Désormais, tous rêvent de larges baies vitrées, de volumes ouverts, généreux et clairs, de cuisines américaines et d’îlot central. La bastide de cachet souffre la concurrence, quand la néoprovençale des années 1980 n’a droit de cité que grandement revue à la baisse. A Saint-Raphaël, la frontière entre principal et secondaire n’est pas aussi nette. Beaucoup, français ou issus du Benelux, passent six mois par an dans le sud. A la retraite, ils ne recourent pas au financement bancaire. En contrepartie, ces séniors, au fait des grilles en vigueur, négocient au point que les vendeurs, rarement dans le besoin ou l’urgence, diffèrent parfois la cession. Récemment, un client accepte de coller à l’estimation, 710.000 € pour une maison dans les parcs de Valescure. Résultat des courses : elle part après deux semaines de commercialisation. Si la localité ne suscite pas de demande au-delà de 2 M €, c’est qu’elle ne répond pas en termes de surfaces aux exigences des nantis. Avec des terrains de taille moyenne et une constructibilité limitée, elle peine à trouver sa place entre
Cannes et Saint-Tropez.
« La villa à rénover réunit encore des adeptes. Les réalisations 60 et 70 autorisent de belles restaurations, d’autant que Boulouris et Notre-Dame possèdent de nombreux atouts, à commencer par la situation géographique centrale », complète Patrick Caveriviere de
L’Agence du Cap. Le genre, impliquant généralement 200-250.000 € de travaux, démarre à 500.000 €. Il intéresse les autochtones ou les personnes en semi principal, qui n’ont aucun mal, ensuite, à retrouver leurs billes. Le ralentissement, observé d’octobre 2008 à mai 2009, semble, fort heureusement, toucher à sa fin.