Henry Muller, Abis Immobilier (04 94 39 87 42). Sylvie Gal, Montauroux Immobilier (04 94 76 56 66). Christophe Lecardonnel, Selsea (06 63 59 63 58).
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Le Canton de Fayence
A 30 mn de la mer, de FréJus, de Saint-Raphaël et de Cannes, la collectivité varoise avance des arguments de poids : un paysage bucolique sur fond d’Estérel et un immobilier plus abordable que sur le littoral ou dans les Alpes-Maritimes. Les spécialistes animent la visite…
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Cette villa (trois grandes chambres), en parfait état, profite d’un terrain arboré de 2200 m2. 895.000 €. Selsea (06 63 59 63 58).

Cette villa contemporaine des hauteurs de Fayence présente 270 m2 habitables (trois chambres) sur une parcelle de 4600 m2.
1.166.000 €. Abis Immobilier (04 94 39 87 42).

Cette villa en pleine nature comprend 105 m2 (trois chambres) dans un jardin de 2500 m2. 428.000 €. Montauroux Immobilier (04 94 76 56 66).

Riche d’une vue qui va quasiment jusqu’à la mer, cette villa développe 417 m2 (cinq chambres) sur un terrain de 8300 m2. 1.575.000 €. Abis (04 94 39 87 42).
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Quels sont les principaux villages du Canton de Fayence ?
Christophe Lecardonnel : Montauroux, Callian et Fayence, les communes les plus dynamiques, intéressent les travailleurs de Sophia-Antipolis et du 06, qui privilégient la proximité et l’aspect pratique. Davantage éloignés et fort tranquilles, Saint-Paul-en-Forêt, Mons et Seillans séduisent les amateurs de grands espaces et de nature. Dans le canton, la maison de village démarre à 200-250.000 €, la jumelée, à 300.000 €, la demeure individuelle, 150-250 m2 habitables sur une parcelle de 1500-5000 m2, à 350-400.000 €. La moyenne des transactions évolue entre 500.000 et 700.000 €. 2 M e constituent un maximum.
Henry Muller : Le Canton de Fayence bénéficie d’une situation géographique privilégiée, qui lui assure une activité immobilière soutenue. L’offre porte, principalement, sur la maison indépendante, avec une majorité de biens compris entre 400.000 et 800.000 €. Les quelques appartements se situent, généralement, dans des maisons de ville anciennes et divisées. Rénovés et parfois surévalués, ils coûtent de 3000 à 4000 e/m2. Les actifs des Alpes-Maritimes préfèrent Montauroux et Callian, proches de l’autoroute. Fayence et Seillans, courus par une clientèle étrangère à la recherche de l’idéal provençal, demeurent plus calmes et résidentiels.
Dans quelle mesure les prix ont-ils augmenté ? Quel est votre sentiment pour l’avenir ?
Ch. Lecardonnel : Sur la gamme 400-500.000 €, les produits, peu nombreux, n’augmentent plus que très légèrement. Au-delà de 500.000 €, un segment ultra fourni, la tendance serait plutôt à la baisse.
H. Muller : Entre 2004 et 2006, les prix se stabilisent après une vertigineuse ascension, amorcée en 2000. Depuis l’an dernier, on constate une légère baisse et des négociations pouvant atteindre 20 % de la valeur affichée. La morosité du marché, due en partie au contexte international, laisse présager un cru 2008 comparable à 2007.
A l’heure actuelle, considérez-vous le marché comme actif ?
Sylvie Gal : Terminée l’euphorie des dernières année. Le retour au calme semble perdurer et 2008 devrait finir d’assagir le marché. Les candidats à l’achat font face à la hausse des taux d’intérêts et à une politique bancaire plus rigoureuse que par le passé. La demande reste soutenue, mais les négociations sont âpres. Les acquéreurs se montrent exigeants et les transactions durent. Correctement estimé, un bien met de 6 à 8 mois pour trouver preneur, 3 mois s’il tombe sous le joug d’une exclusivité associée à une évaluation très précise.
Ch. Lecardonnel : Le seul frein à l’activité réside dans la différence entre les prix effectifs et les prétentions de certains propriétaires. Bien conseillés, ces derniers peuvent vendre entre la quatrième et la huitième semaine.
H. Muller : Les coûts, parfois hauts et abusifs, ont contribué au changement des mentalités et rendu les acquéreurs méfiants. Ils souhaitent visiter plus de biens, les comparer et choisir le meilleur rapport qualité/prix.
Se dégage-t-il un profil type de la clientèle du Canton de Fayence ?
Ch. Lecardonnel : Elle se compose à 70 % d’actifs des Alpes-Maritimes ou du Var. Parmi cette population, on observe de nombreux primo accédants. Dans les 30 % restants, on voit des retraités en résidences secondaires, des quinquagénaires du nord de la France en semi principale et quelques étrangers.
H. Muller : La clientèle étrangère aisée cible l’esprit provençal, la qualité de vie et une situation appréciable, proche de la mer et des aéroports. Beaucoup de jeunes couples, originaires de la région, cherchent un appartement pour une première accession. D’autres, plus avancés professionnellement, tablent sur une villa, disponible à partir de 300.000 e. Reste à évoquer les ressortissants des Alpes-Maritimes, mus par les prix prohibitifs pratiqués sur leur secteur : le Canton de Fayence se trouve, en effet, à 30 mn par l’autoroute.
Quels sont les principaux programmes neufs ?
Ch. Lecardonnel : Il arrive que le neuf permette de spéculer. Un programme sur Montauroux proposait, par exemple, des maisons de type 4 avec jardin à 300.000 €. Ces dernières auraient changé de main à la livraison, intervenue huit mois plus tard, moyennant 20-30.000 € de plus. On commercialise, actuellement, une quinzaine de villas entre Peymeinade et Montauroux, 80 m2 habitables prolongés par un extérieur, à 300.000 €. Les grandes enseignes, qui ont longtemps laissé le site aux promoteurs locaux, commencent à y regarder de plus près.
H. Muller : Pour l’instant, les programmes sont rares sur le canton et concernent, principalement, les résidences de tourisme. La demande grandissante d’actifs locaux en quête de logement risque de changer la donne dans un avenir proche.
Vos dernières transactions ?
S. Gal : Une maison de 130 m2 sur un terrain de 851 m2 avec piscine, à proximité d’un village, 470.000 €. Une jumelée sur une grande parcelle en pleine nature, 380.000 €.
H. Muller : Deux villas aux alentours de 400.000 €.
Ch. Lecardonnel : Une maison neuve à Montauroux, 300.000 €. Une villa de 100 m2 avec piscine, 430.000 €.
Un message à passer aux vendeurs, aux acheteurs…
H. Muller : J’engage certains vendeurs à réviser leur prix à la baisse afin de se positionner de manière cohérente par rapport au marché et de rétablir la confiance avec les futurs acheteurs. Quelques agences, auraient, enfin, tout intérêt à cesser leurs estimations de complaisance, qui engendrent la course aux plus offrants et créent un climat de doute.
Propos recueillis par Laetitia Rossi
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