REPORTAGE

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Le Comtat Venaissin, Pays d’Art et d’Histoire

 
Le Comtat Venaissin, Pays d’Art et d’Histoire
Cette jolie villa provençale s’accompagne d’un studio, d’un grand pool-house et de dépendances pour une surface totale de 250 m2 sur un terrain arboré de 2500 m2. 735.000 €. Carola Wagner Immobilier (04 90 20 13 24).






Le Comtat Venaissin, Pays d’Art et d’Histoire
Jouissant d’une superbe vue, cette villa en position dominante affiche 270 m2 habitables sur un terrain de 6000 m2 avec piscine. 800.000 €. Action Immobilière (04 90 66 47 20).






Le Comtat Venaissin, Pays d’Art et d’Histoire
A Bédoin, cette maison de maîtres du XVIe siècle, parfaitement restaurée, propose 420 m2 (six chambres) sur une parcelle de 1000 m2, agrémentée d’une piscine. 735.000 €. Agence Immobilière des Pays du Mont Ventoux Provence (04 90 65 61 28).






Le secteur vauclusien, comprenant des villes telles que Cavaillon, Carpentras ou Vaison-la-Romaine, égraine, entre le Rhône, la Durance et le Mont Ventoux, une multitude de bourgs au charme typiquement provençal comme Pernes-les-Fontaines, Velleron ou Bédoin. Le détail avec les professionnels…


On reconnaît à la terre, parfaitement irriguée, du Comtat Venaissin la qualité de ses productions agricoles, à commencer par le melon, la cerise, la pomme, le raisin, la tomate, mais aussi la courgette, l’ail, l’oignon, l’asperge, la fraise ou encore la poire. Les œnologues saluent le Vacqueyras, le Gigondas, le Côte du Ventoux et le Beaumes-de-Venise. De nombreuses industries agro-alimentaires se sont installées sur place, sans rien enlever à l’attrait touristique. En témoigne le rayonnement de Séguret et de Venasque, classés parmi les plus beaux villages de France.

« A la différence du Luberon, la région, authentique à souhait, vit à l’année », débute Carola Wagner de l’agence éponyme. Spécialisée en immobilier de charme, la professionnelle côtoie surtout des résidents secondaires. Les Français, majoritaires en 2009, cohabitent avec les Belges, quelques Allemands, des Autrichiens et des Hollandais. La maison de village cristallise un engouement certain. Si elle est proche des services et des commerces, elle induit rarement une configuration pratique. Une unité en bon état de 100-180 m2 habitables, prolongée par un extérieur, un critère décidément essentiel, se négocie de 350.000 à 600.000 €. La villa comble les acquéreurs en quête de volumes généreux, de pièces lumineuses et de confort moderne, prêts à débourser 500-800.000 €. Expression du mythe provençal, le mas à restaurer plaît, dans la mesure où il permet d’allier le cachet d’un bâtit ancien et des finitions contemporaines, dont une distribution fonctionnelle et de larges ouvertures. Le produit s’échelonne de 350.000 à 650.000 €, de 600.000 à 1 M € après travaux. Les grilles tarifaires demeurent, cependant, bien en deçà des coûts pratiqués dans le Luberon. Depuis leur réajustement, le rapport qualité/prix ne fait aucun doute. Avec la reprise, amorcée en mai dernier, la gamme 400-800.000 €, traditionnellement peu active, se porte bien. « Carpentras partage le site en deux zones distinctes », poursuit Anne Peroni d’Action Immobilière. A l’ouest, la plaine maraichère, légèrement inférieure en termes de budgets, attire les actifs locaux, susceptibles d’engager 150-250.000 € dans une maison de village, un appartement ou un pavillon de lotissement. C’est là aussi que l’on retrouve les mas, qui sont en réalité de vieilles fermes agricoles.

Actuellement, on exige 510.000 € pour 327 m2 sur un terrain de 5000 m2 avec piscine. Vallonné et touristique, l’est offre un paysage varié, des positions dominantes, des vues dégagées et des bourgades typiques. La bien nommée Pernes-les-Fontaines, capitale du Comtat Venaissin de 1125 à 1320, abrite 22 sites inscrits ou classés Monuments Historiques, 13 chapelles, 7 jardins, 3 musées et 40 fontaines publiques. Rien ne manque au quotidien des 10.500 riverains, pas même les établissements scolaires, présents jusqu’au collège. Les 200 exploitations agricoles voisinent avec les 4 zones d’activités commerciales. La colline de Pernes arbore de jolies villas. L’une d’elles, 170 m2 sur une parcelle de 6000 m2, vaut, en ce moment, 563.000 €. A deux pas du centre, un promoteur commercialise trois constructions indépendantes de 80 m2 aux alentours de 215.000 €, une opération qui ne devrait pas laisser insensibles les autochtones. Située entre cette dernière et l’Isle-sur-la-Sorgue, Velleron, une commune tranquille de 3000 habitants, domine une vaste étendue cultivée. « A l’abri du mistral, Bédoin, plantée à 300 mètres d’altitude sous le Mont Ventoux, voit sa population quintupler en été.

Outre les amateurs de vélo, les randonneurs désireux de gravir « le géant de Provence » plébiscitent la destination, riche d’une vingtaine de restaurants, de trois hôtels et d’un célèbre camp naturiste », décrit Stéphane Fallot de l’Agence Immobilière des Pays du Mont Ventoux Provence. Ils apprécient le cadre paisible et préservé, recouvert aux deux tiers par la forêt, dont bénéficie, également, Crillon-le-Brave et Le Barroux, les fleurons, ainsi que Caromb, Mormoiron et Blauvac. Si seulement 15 mn de voiture séparent l’endroit de Carpentras, les tarifs, comparables à ceux de Velleron ou de Pernes, plus mixtes en matière de fréquentation, s’avèrent supérieurs. La maison de village démarre à 150.000 €, la villa en campagne, à 350.000 € et le mas, à 500.000 €. 90 % des transactions, conclues après d’âpres négociations, concernent l’achat de villégiature ou en prévision de la retraite.
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Par Laetitia Rossi