Colette Casanovas, Agence du Port (04 68 21 13 38). Didier Montel, Immojaime (04 68 80 24 67). Nicole Huc, Immobilière Nicole Huc (04 68 80 51 51). Patrick Séguier, Patios de la Massane. (04 68 81 13 94).
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Le littoral des Pyrénées-Orientales
La baisse des prix n’estpas du tout d’actualité.
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Ce quatre-pièces, au dernier étage d’une résidence avec piscine, sur la plage de Saint-Cyprien, dispose de deux terrasses orientées sur la Méditerranée. 235.000 €. Agence du Port (04 68 21 13 38).

Près du golf de Saint-Cyprien, cette villa présente 200 m2 habitables sur une parcelle arborée de 1000 m2. 830.000 €. Immobilière Nicole Huc (04 68 80 51 51).

Cette villa trois faces se trouve dans un quartier résidentiel proche de la marina et du port de Saint-Cyprien. is in a residential area near Saint-Cyprien marina and port.
566.000 €. Agence du Port (04 68 21 13 38).

Cette propriété d’Argelès village développe 150 m2 (plus un T2) sur un terrain de 2522 m2. 665.000 €. Patios de la Massane (04 68 81 13 94).
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M&A : Quels sont les principaux secteurs du littoral ?
Patrick Séguier : Il s’étend de Port-Barcarès au nord jusqu’à Cerbère au sud, soit environ 50 km de côte laissant apparaître deux secteurs bien distincts. La partie Port-Barcarès, Canet-en-Roussillon, Saint-Cyprien et Argelès-sur-Mer est plate et sablonneuse. Rehaussée par deux étangs, elle arbore de magnifiques plages, des petites villas et des appartements de vacances. La clientèle apprécie le bâti traditionnel. Le sud, Collioure, Port-Vendres, Banyuls-sur-Mer et Cerbère, reste davantage rocheux. La bande littorale s’avance plus largement dans les terres, au point d’englober Les Albères. Le marché immobilier est plus élevé au sud qu’au nord. Un T2 avec vue sur le lac marin au Barcarès se vend 70.000 €. Un produit comparable, orienté sur le port de Collioure, part à 210.000 €.
Nicole Huc : Si Canet-Plage est une station balnéaire et un secteur fort complémentaire du marché perpignanais, il s’agit aussi de la deuxième ville du département.
Colette Casanovas : Argelès, Saint-Cyprien et Canet-en-Roussillon sont les stations du littoral les plus développées. Axées à l’origine sur le secondaire, elles intéressent de plus en plus le segment principal. Le mètre oscille entre 2000 et 4000 €, selon la situation et l’ancienneté du bien. Un deux-pièces de 30 m2 dans une résidence privée avec vue mer, part à environ 80.000 € net vendeur. Un T2 de 32 m2 dans un programme neuf, directement édifié sur un golf, coûte, en VEFA, 146.368 €. Dans des lotissements standard, les villas et leurs parcelles de 400 m2 s’obtiennent moyennant 3500 €/m2.
Dans quelle mesure les prix ont-ils augmenté ? Quel est votre sentiment pour l’avenir ?
Didier Montel : L’augmentation pharaonique observée ces cinq dernières années semble endiguée. Les prix stagnent, mais ne baissent pas.
P. Séguier : Un trois-pièces dans une résidence avec piscine, proche de la plage d’Argelès, se discutait environ 75.000 € en 2001. Le même appartement, qui a été revendu 100.000 € en 2004, se négocierait aujourd’hui autour de 160.000 €.
A l’heure actuelle, considérez-vous le marché comme actif ?
C. Casanovas : Sur le littoral, la demande se maintient, mais les budgets plafonnent à un niveau inférieur à l’offre. Les propriétaires se montrent peu rationnels dans l’évaluation de leur bien et attendent souvent de constater leur difficulté à vendre pour réajuster leur prix.
N. Huc : Bloqué, le front de mer de Canet-Plage n’offre plus un choix suffisant d’appartements correspondant à la demande. Les programmes neufs se font attendre. Le désir de villas entre 250.000 et 300.000 € n’est pas facile à satisfaire, à cause de la surévaluation des prix. Les biens correctement estimés partent en quelques semaines.
D. Montel : Le délai moyen de vente s’échelonne de six à neuf mois. Le marché, très actif jusqu’en décembre 2005, paraît en sommeil, malgré une amorce de reprise début juin. La mobilité équivaut à cinq ans sur le littoral contre dix ans dans l’arrière-pays.
Se dégage-t-il une clientèle type ?
P. Séguier : Depuis quelques années, le littoral des Pyrénées-Orientales bénéficie du papy-boom, une population de retraités qui se retire sur les rivages ensoleillés de la Méditerranée. De 2002 à 2005, la clientèle anglaise jette son dévolu sur la région, dans le secteur de Collioure et le massif des Albères, et participe à la hausse spectaculaire des prix. Il n’y a pas de profil type, mais on peut noter une augmentation de l’âge moyen ainsi qu’une élévation significative de la catégorie socioprofessionnelle. Concernant la fréquentation étrangère, le site accueille des Anglais, des Hollandais, des Irlandais, des Belges, des Suisses et des Espagnols (par ordre décroissant) depuis le percement du tunnel sous les Pyrénées et l’annonce de la liaison TGV Perpignan-Barcelone. Leur principale motivation réside dans la volonté de profiter du soleil tout en privilégiant le cadre de vie.
C. Casanovas : La clientèle est principalement française et nord-européenne. Elle s’intéresse à la résidence principale ou semi-principale, voire à l’investissement locatif (surtout les Anglo-Saxons). La surface requise évolue également : les studios sont très peu demandés.
Dans quelle mesure et sur quel type de bien peut-on spéculer ?
C. Casanovas : Permettent une spéculation les produits avec une vue mer, une exposition privilégiée ou jouissant de grands terrains à bâtir.
Quels sont les principaux programmes neufs ?
P. Séguier : Les municipalités se heurtent au problème des secteurs non constructibles car inondables. Toutefois, des programmes sont sur le point de voir le jour. Des projets de transformation de campings en résidences de tourisme, aussi. L’exigence législative en matière de logement social devrait permettre de détendre le marché qui subit une pénurie de locations à l’année.
N. Huc : Actuellement, la seule opération immobilière sur la plage de Canet s’appelle « Villa Palacio ». Le groupe Fonta propose 57 logements destinés au loisir ou au locatif. L’ancien se vend plus cher que le neuf, mais cela risque de changer avec les quelques projets d’envergure qui se profilent à l’horizon 2008-2009.
Vos dernières transactions ?
N. Huc : Un luxueux T4 sur Canet, front de mer, 420.000 e, soit 4000 €/m2. Une villa sans prétention avec piscine, 385.000 €.
P. Séguier : Une maison des années 1950, sise à 50 m de la plage d’Argelès-sur-Mer, à 270.000 €. Un T2 dans une résidence avec piscine sur le même secteur, 128.000 €.
C. Casanovas : Une villa deux faces de 160 m2 à rénover sur 250 m2 de terrain à Saint-Cyprien village, 230.000 €. Une maison de plain-pied de 108 m2 habitables sur une parcelle de 800 m2 au même endroit, 395.000 € (frais réduits).
Propos recueillis par Laetitia Rossi
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