A Aucamville, Saint-Jean et Castelmaurou, La qualité de vie s’inscrit comme le dénominateur commun des trois communes. Toutes ont su gérer l’augmentation démographique sans renier leur âme. Des grandes agglomérations, elles ont les avantages, faisant fi des inconvénients.
Totalement intégrée à la première couronne urbaine de Toulouse, Aucamville héberge 8000 personnes. Dans la bourgade, jadis dédiée à la culture de la violette, l’individuel et le collectif se partagent équitablement. La création du marché vient compléter un centre déjà dynamique. De nombreux événements culturels et festifs sont organisés, tandis que plus de 60 associations se montrent actives tout au long de l’année au sein de « la ville conviviale, solidaire et ouverte sur le monde », d’après les mots du maire. Saint-Jean, 10.000 âmes, est desservie par les transports en commun de la préfecture de Haute-Garonne. L’évolution des deux dernières décennies change radicalement le visage de la localité. En 1991, la première zone d’activités voit le jour dans le centre, à l’instar de la polyclinique et de l’espace René-Cassin. Plus tard, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie, le District de Football et la Chambre Régionale des Métiers s’installent dans le secteur de la Tuilerie. D’autres zones d’activités, La Sausse, Ratalens puis Le Cassé accueillent des entreprises. Désormais, crèche, halte-garderie, école et collège, infrastructures sportives et culturelles, commerces et services de proximité facilitent le quotidien des riverains. Tous apprécient la restructuration du cœur urbain. Sur les 1677 ha que compte Castelmaurou, sise à 12 km du Capitole, 76 % se composent de terres agricoles et naturelles. L’endroit bénéficie d’une bonne accessibilité routière. Il abrite le château de Preissac, où François Ier aurait séjourné. Le village, du XIIe siècle selon les écrits, reçoit 3667 habitants, un cinéma, une salle des fêtes, la Ligue de Midi-Pyrénées de Football et un centre de préformation.
« Aucamville jouit de la proximité immédiate des accès à la rocade et à l’autoroute en direction de Bordeaux. La gare de Lacourtensourt permet de rejoindre Toulouse en train. Et de nombreuses rotations de bus rallient la station de métro La Vache », décrit Jérémy Vidal de
CIV Conseil. La collectivité recèle un collège, un marché dominical de plein air et une offre complète de commerces. Trois catégories de biens profitent d’une vitesse de croisière satisfaisante. Les primo-accédants choisissent les appartements T3 fonctionnels des copropriétés des années 2000 avec terrasse ou jardin autour de 140.000 € et les villas T4 à 220.000 €. Les maisons autour de 350.000 € réunissent aussi des adeptes. Les clients de la denrée, souvent mutés dans la région ou enrichis d’une vente récente, se distinguent par des apports importants, voire des paiements comptants. Fréquemment, ils passent par la location avant de sauter le pas.
« Les Saint-Jeannais se montrent attachés à la zone verte rehaussée d’un lac, un site idyllique pour la balade et la course à pied », indique Sandrine Spanghero d’
Orpi Saint-Jean SBS. L’adresse résidentielle suscite l’intérêt des familles, en activité sur Toulouse, sise à 10 mn. Elles déboursent en moyenne 320.000 €. La professionnelle évoque la vente d’une maison de 131 m2 sur une parcelle de 725 m2, agrémentée d’une petite piscine hors-sol, à 365.000 €. L’ambiance champêtre et conviviale campe le meilleur argument, sans oublier les tarifs attractifs. Si on ressent un léger ralentissement, il convient davantage de le mettre en perspective avec le nécessaire ajustement entre les prétentions des vendeurs et les possibilités des acquéreurs que de l’attribuer au contexte économique tendu. Une signature sur cinq relève de la primo-accession. Cette population trouve son bonheur parmi les mitoyennes des années 70 du domaine, fort bien entretenu, de Lestang, commercialisées 200-220.000 €. La commune limitrophe de Rouffiac-Tolosan renferme des biens sélects à 450-700.000 €. En dépit de la conjoncture, le segment réunit encore des adeptes.
« Des trois, Castelmaurou, édifiée à 2 km du collège de Saint-Jean, est la plus aérée. A budget équivalent, elle offre des parcelles généreuses et un bâti aux finitions abouties », commente Laurence Guiraud de
Castelmaurou Immobilier. Les familles sont sensibles à la présence des services à la petite enfance, de l’école et du pôle médical. Comme les retraités d’ailleurs, séduits par les commodités, la place centrale et le boulodrome. Un couple de Parisiens muté vient d’acquérir une maison de village rénovée de 120 m2, prolongée par un jardin de 250 m2, à 260.000 €, tandis que des gens du cru déboursent 300.000 € en échange d’un pavillon classique de 110 m2, construit en 2000 sur un terrain de 1500 m2. « Seules ombres au tableau : l’attentisme ambiant et le recul du nombre de mutés », regrette la spécialiste.