Située entre Cannes, Théoule-sur-Mer et Pégomas, la commune abrite 20.850 habitants, en bordure de Méditerranée, directement sous les massifs du Tanneron et de l’Estérel. La Grande Bleue, les forêts de mimosas, les marinas, le port de plaisance et l’aéroport composent un paysage varié.
L’atout majeur de
Mandelieu réside dans sa situation géographique et son excellente desserte routière : l’autoroute A8 passe, en effet, dans le centre de la localité construite à l’ouest de la Cité des Festivals et à 30 mn de voiture de l’aéroport international
Nice Côte d’Azur », décrit Pierre Laurent de
L’Adresse Locagence. L’économie repose essentiellement sur le tourisme. D’ailleurs, la collectivité, qui a fait le choix du respect de l’environnement, s’avère parfaitement pourvue en infrastructures de loisirs, dont le golf, les plages de sable, les courts de tennis, le bassin d’aviron, les sentiers de randonnée ou le port de plaisance, caractérisé par une importante capacité d’accueil.
« Le marché immobilier offre une grande diversité, du studio à 70.000 € à la propriété négociée plusieurs millions », note Pierre Laurent, trente-six ans d’expérience sur le secteur. Capitou et La Napoule sont les deux pôles historiques. Le développement du premier débute il y a une quarantaine d’années. Très vite, les immeubles de standing remplacent les terres cultivées. Le second, d’abord agrémenté de maisons de pêcheurs, apparaît aujourd’hui comme un front de mer attractif, mais restreint. Les villas vendues en 2009 oscillent globalement de 500.000 à 800.000 €. Au-delà du million, les requêtes sont plus rares. Le professionnel évoque cette maison de 160 m2 à rafraîchir, sur une parcelle de 1500 m2, partie récemment à 760.000 €. Les actifs locaux, l’actuel cœur de cible, paient généralement le T2 moins de 200.000 € et le T3, sous la barre des 300.000 €. Amorcée le 15 septembre 2008, la période morose semble révolue. La pierre reste l’investissement préféré des Hexagonaux. Tous semblent accepter la fin de l’ère spéculative et considérer l’immobilier à sa juste valeur, soit comme un excellent complément de retraite.
« La crise provoque le tassement de la demande et incite les étrangers à différer leur projet. Cependant, les prix se maintiennent. Les ultimes mouvements relèvent davantage d’un réajustement logique sur les grilles de 2006 que d’une baisse significative », précise Christian Berti de l’
Agence de la Poste. Le segment individuel s’échelonne de 500.000 à 3 M €. La limite basse correspond à une jumelée récente de 90 m2, bénéficiant d’un jardin privatif de 100 m2, ou à 110 m2 habitables, nécessitant rénovation, sur un terrain de 500 m2. La haute, fort peu atteinte, donne droit à 300 m2, au sein d’un bel environnement, orientés sur l’immensité azur. A 750.000 €, la gamme la plus répandue, on obtient 160 m2 sur 1000-1500 m2. Pour une centaine de milliers d’euros supplémentaire, on profite d’une vue mer. L’appartement vaut de 3000 à 6000 €/m2 sur Capitou, 4500-8000 €/m2 aux Termes/Grand-Duc, 5200-7500 €/m2 près des greens, 4800-10.000 € du côté de La Napoule/
Théoule ou 3800-8000 €/m2 dans les immeubles R+6 à R+12 de
Cannes Marinas, sortis de terre entre 1970 et 1990. Les tarifs comme les taxes sont inférieurs aux homologues cannois, la ville limitrophe jouissant d’un réel prestige.
Pierre Levy d’
Arthur Amilton travaille en partie avec les résidents secondaires. Moins nombreux au cours des seize derniers mois, ils sont français, parisiens, bordelais ou strasbourgeois, à la retraite ou pas loin. Réalisant à la fois un investissement patrimonial et un placement plaisir, ils recherchent le calme, la sécurité, le panorama bleuté et la proximité de Cannes. Les T2 et les T3 dans des résidences de standing, commercialisés 250-450.000 €, ont le vent en poupe. Le Domaine du Grand-Duc - 600 logements du studio à la villa, une piscine, un tennis et un Club House face à la baie de Cannes et à l’Estérel - remporte un franc succès. Si l’appartement demeure plus actif que la maison, c’est simplement pour une question de coût.