Un bon rapport qualité/prix…
Dès 1962, les pouvoirs publics repoussent les limites de la forêt, favorisant un développement du bâti à l’horizontal. L’espace résidentiel, situé à l’est, remporte un franc succès, au détriment du cœur. Si l’économie repose sur l’agroalimentaire (foie gras et maïs), le secteur public reste le plus représenté avec une part de fonctionnaires parmi les premières de l’Hexagone. Ils travaillent à la préfecture, la Chambre de Commerce et d’Industrie, la Direction Régionale de l’Agriculture, la DDE ou au Conseil Général. Outre la base 118, l’armée compte aussi un centre d’information et de recrutement, les gendarmeries mobile et départementale. On attend, d’ici 2011, la création de 380 postes supplémentaires, tandis que le centre pénitentiaire, inauguré cette année, crée 1000 emplois. L’université de
Pau et des Pays de l’Ardour reçoit un IUT et un UFR de droit, que côtoient l’IUFM et l’Ecole Supérieure du Bois.
« L’axe
Bayonne-Agen définit deux types de paysages, la forêt au nord, les collines et les terres cultivées au sud. La commune, édifiée à 1h00 de voiture de la côte et à 1h30 des premières pistes de ski des Pyrénées-Atlantiques, reste dévolue à l’usage principal », commente Dominique Vincent d’
ACI Agence Contact Immobilier. Les fonctionnaires déboursent en moyenne 150.000 €, une somme permettant de briguer le segment individuel. Un T2 en bon état de 45 m2 vient de partir à 78.000 € ; un studio récent et équipé de 28 m2 change de mains contre 48.500 € ; un T3 tourne autour de 115.000 €. Le mètre n’excède jamais, en collectif, 2000 € et les grandes surfaces sont rares. Les familles préfèrent les maisons, comme cette unité sans prétention de 85 m2 (T4) sur une parcelle de 500 m2 proposée à 150.000 €. Grâce aux nombreux mouvements démographiques,
Mont-de-Marsan résiste à la crise. Bien sûr, la localité perd une partie des migrants dont le seul objectif réside dans la quête de soleil et de douceur de vie. L’ouverture, dans 18 mois, de l’autoroute Pau-
Bordeaux et, à long terme, de la ligne TVG devrait renforcer le marché.
« D’autant qu’il présente un intéressant rapport qualité/prix », complète Elodie Pujos d’Immobilier Saint-Roch Orpi. Les quartiers fonctionnels, Beillet, Saint-Médard et Chorié, sont également les plus cotés. Sur le nord, à Roquefort notamment, deux types d’acquéreurs cohabitent : le primo accédant dépense 110-150.000 € pour construire sa propre habitation, 90.000 € pour un pavillon neuf, quand le résident occasionnel, toujours français, s’offre une ferme landaise de 160-200 m2 sur 1 ha, entre 200.000 et 300.000 €. Très nombreux par le passé, les investisseurs sont, aujourd’hui, timides. Le placement de bon père de famille relève davantage de la perspective d’un retour locatif que d’une volonté manifeste de défiscaliser.
« A 12 km de Mont-de-Marsan, au carrefour du Tursan, de la Chalosse et de l’Armagnac,
Grenade-sur-l’Adour arbore un cadre attractif, un large panel de services et un choix important d’associations culturelles et sportives », décrit Nicole Laboudigue de
Laboudigue Immobilier. Les militaires, qui peuvent scolariser sur place leur progéniture jusqu’au collège, apprécient l’endroit et ciblent les maisons, de lotissement ou en milieu diffus, de 180.000 à 200.000 €. Ils préfèrent les grandes baies vitrées, les volumes lumineux, les cuisines dernier cri et le confort moderne aux constructions de style landais âgées de 20 ans. Quelques transactions échappent aux agences. Les mutés, peu au fait des tarifs, auraient pourtant tout à gagner à solliciter le conseil éclairé des spécialistes. Pourvus d’un budget similaire, certains optent pour l’achat d’un terrain à bâtir, une denrée rare commercialisée 45 €/m2 dans le cas de foncier loti et 25-30 €/m2 pour une parcelle autour de la bourgade. Les jeunes, prêts à assumer les travaux, paient la maison de village 90-110.000 €, alors que les professions libérales plébiscitent les demeures, joliment rénovées, des bords de l’Adour avec terrasse et jardinet. Les propriétés de standing sur plusieurs hectares suscitent, enfin, un certain engouement auprès de clients susceptibles d’engager 300-450.000 €. Les autochtones, conscients de la valeur de leur patrimoine, rénovent le parc avec goût.