REPORTAGE

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Montélimar et ses environs, aux portes de la Provence

 
Montélimar et ses environs, aux portes de la Provence
A Puygiron, à 5 minutes de Montélimar, cette maison de village du XVIIIe siècle développe 200 m2 habitables et bénéficie d’une vue panoramique. 545.000 €. Les Allées (04 75 01 87 19).






Montélimar et ses environs, aux portes de la Provence
Située à 10 minutes de Montélimar, cette maison restaurée en pierres et galets, comprenant 5 chambres (dont 4 mansardées) et 200 m2 de dépendances aménageables, offre une vue dégagée sur la campagne environnante. 695.000 €. Campagnes du Soleil (04 75 01 66 33).






Montélimar et ses environs, aux portes de la Provence
Cet authentique mas en pierre de 5 chambres bénéficie d’un atelier et d’une serre, le tout sur un terrain de 2 hectares avec piscine et grottes à aménager. 630.000 €. Solis Immobilier (04 75 01 97 97).






Voisine des gorges de l’Ardèche et aux pieds du Vercors, Montélimar doit son nom à la famille des Adhémar de Monteil qui y construisit un palais. La ville et ses villages alentours jouissent d’une cote d’amour liée à leur climat et leur charme tout provençal.


On dit de Montélimar qu’elle est la porte de la Provence. Située à environ 40 minutes de Valence, une heure d’Avignon, une heure trente de Lyon, Marseille, Grenoble et Montpellier, la ville, qui compte 36194 habitants, reste économiquement dynamique. Elle n’a pas connu, depuis le début de la crise, de vagues de licenciements et semble « aller de l’avant » avec un marché immobilier qui compte une demande toujours soutenue, malgré un certain attentisme constaté dès les premiers jours de l’année. « Le marché reste tendu, mais on garde toujours une clientèle en recherche de biens, tant à la location qu’à la transaction », déclare François Lopez de l’agence Les Allées qui, depuis 2 ans, poursuit sa croissance à travers le rachat de portefeuilles immobiliers. Pleines de charme mais souvent dans « leur jus », les maisons du centre-ville de Montélimar arrivent au compte-goutte sur le marché. Lorsque l’une d’elles est à la vente, pour peu qu’il s’agisse d’une jolie bourgeoise, elle trouve rapidement preneur. Le cœur de ville abrite actuellement une maison datant des années 1900, avec de beaux volumes, du parquet, une cheminée et beaucoup de cachet, qui développe environ 200 m2 habitables sur un terrain de 800 m2 et affiche un prix avoisinant les 450.000 €. Toujours dans le centre historique, cet appartement sis dans une maison Renaissance, avec une immense terrasse et 300 m2 habitables, est mis en vente 580.000 €. Pour une maison de village de 150 m2 à 200 m2, avec un jardin à partir de 350 m2 et, idéalement, une piscine, il faut prévoir un budget de 350.000 à 550.000 €. Les appartements aux belles surfaces, de l’ordre de 120 m2, avec tout le confort et proches des commodités, ont trouvé preneurs et sont devenus une denrée rare. Les professionnels notent également une pénurie de maisons à moins de 150.000 €, des biens susceptibles de permettre l’accession à la propriété des primo-accédants.

La nouvelle ZAC de Maubec, un espace de 200 hectares au-dessus de Montélimar a vu sa première tranche rencontrer un franc succès. Elle héberge des pavillons clé en main pour 170.000 €, 190.000 € et 200.000 €, sur des parcelles de 300 à 450 m2, avec ou sans garage. Adresses très cotées, les chemins de Gery et du Bois de Lion voient les cadres supérieurs et les retraités aisés débourser entre 500.000 et 600.000 € en ticket d’entrée pour une maison bourgeoise avec jardin. Ces vieux quartiers de la cité, avec parcs et bois sont devenus résidentiels. Apprécié des Parisiens, des Lyonnais, des Grenoblois mais aussi des gens du nord de la France qui sont parfois mutés ici, Montélimar s’apparente à un bourg de Provence où il fait bon vivre. Le marché de la location y est florissant et il faut envisager en moyenne 400 à 500 €/mois pour habiter un T2, 550 à 650 €/mois pour un T3 et 700 €/mois pour un T4 ou T5 avec terrasse et garage.

Les alentours de Montélimar offrent les avantages de la vie à la campagne, sans pour autant se priver des commodités. Les amateurs de vieilles pierres et de demeures authentiques trouvent leur bonheur dans un rayon de trente kilomètres. L’est et le sud-est restent très demandés et réputés pour leurs propriétés dites de caractère, maisons bourgeoises, mas, bastides, mazets et châteaux. Un mas restauré de 200 m2 habitables sur une parcelle de 8000 m2 vaut entre 550.000 et 650.000 €. Il séduira indifféremment un actif ou quelqu’un à la recherche d’une résidence secondaire. « Le sud-est de Montélimar, qui correspond à la Drôme Provençale, demeure l’adresse la plus demandée, parce qu’elle a tous les atouts de la Provence, les oliviers, les lavandes… », explique Denis Allouche de Solis. Lorsque les volumes deviennent plus importants, de l’ordre de 300 m2 habitables sur un hectare de terrain, les prix grimpent et atteignent les 750.000 € voire 1 ou 2 M € et plus encore. Qui se porte acquéreur ? En résidence principale, des cadres supérieurs et autres professions libérales ; il n’est pas rare de voir un médecin quitter la capitale pour venir exercer dans la région. En résidence secondaire, le profil type s’élargit. La clientèle compte une majorité de Français, Parisiens, Lyonnais et habitants de l’est du pays mais aussi des Belges (inconditionnels des vieilles pierres et de la France), des Suisses (Genève n’est qu’à 3 h), des Anglais (qui opèrent un retour) et plus ponctuellement des Luxembourgeois. « La Drôme occupe une position privilégiée et l’acquéreur qui descend de Paris, de Lyon, de Grenoble, de Londres ou de la Belgique veut du soleil et un bien possédant du charme et du caractère », confirme Françoise Dessoy de Campagnes du Soleil. Sauzet, Marsanne, La Bégude, Mirmande… sont autant de villages dans un rayon de 30 kilomètres autour de Montélimar à répondre à ces exigences. De la maison de village au château, ces amoureux de l’ancien se montrent parfois prêts à investir plusieurs millions d’euros pour devenir des châtelains des temps modernes. Le marché du château, certes un micro marché, voit la demande rester stable. Il existe de vrais amateurs, désireux de donner une deuxième jeunesse à des bâtiments que le temps n’a parfois pas épargnés. Moyennant 700.000 € et une restauration, un château peut ainsi devenir une maison de famille.

Avec une demande soutenue et des biens parfois surévalués, Montélimar et ses alentours jouissent de l’aura intacte de la Provence. Tous les indicateurs sont au vert pour que le marché de la transaction reparte à la hausse, à condition les banques se montrent moins frileuses.

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Par Cécile Olivéro