Plus de trente sommets au-delà de 3000 mètres entourent Pralognan, le site de prédilection des amoureux de haute montagne. De 750 habitants permanents, la commune savoyarde, sise en plein parc national, passe à 6000 lors des vacances hivernales et à 8000 en juillet et août.
Randonneurs, alpinistes, parapentistes et VTTistes bénéficient de 250 km de chemins balisés. Les GR 5 et 55 passent justement par Pralognan, la dernière cité de la vallée de Bozel en Tarentaise. Le cœur du village culmine déjà à 1400 mètres. Le premier tremplin de saut à ski voit le jour en 1920. Dix ans plus tard, la patinoire naturelle ouvre ses portes. La consécration vient en 1992, lorsque « Pralo » reçoit les rencontres de curling des Jeux-Olympiques d’Albertville. 35 km de pistes sont, aujourd’hui, dédiées à la descente alpine, 26 km, au ski de fond. Via ferrata, piscine, tennis, mini-golf, tyrolienne… Décidément, les installations assurent une offre loisirs des plus pointues.
« La quasi totalité de mes clients visent la résidence secondaire », précise d’emblée Valérie Masson de L’@gence.com. Ils apprécient la faune et la flore généreuses de la Vanoise, les activités de pleine nature et l’ambiance familiale de Pralognan, située à 15 mn de voiture du domaine La Plagne-Paradiski, à 30 mn des 3 Vallées (Courchevel/Méribel/Val-Thorens/Les Ménuires) et de la station thermale de Brides-les-Bains. Français en grande majorité, ils côtoient quelques Belges et de rares Anglais. La plupart recourent au prêt bancaire. Beaucoup visent les T2 ou les petits T3, disponibles à la revente entre 130.000 et 160.000 €. Certains injectent 250.000 € dans un T4 ou un chalet de 80 m2 sur une parcelle de 300 m2 au sein d’un hameau limitrophe. Si le collectif ancien se négocie autour de 4500 €/m2 dès qu’il présente un état correct et bénéficie d’une situation irréprochable, le neuf ne doit pas dépasser 5000 €/m2 pour trouver preneur. « Les Quatre Saisons », un programme de 16 logements de standing à 4800 €/m2, justifie de sept signatures de février à mai. La résidence de tourisme semble également séduire les investisseurs, sensibles à la récupération de la TVA comme à la réduction d’impôts. Livrés en décembre 2011, « Les Chalets de Chavière » valent actuellement 4177 €/m2 HT. Quel que soit le prix ou le genre du bien, un acheteur sur deux finit par l’exploiter en location saisonnière, un segment hyper actif.
« Concrètement, un studio coûte 3700 €/m2, tandis qu’un deux-pièces démarre à 4500 €/m2. Actuellement, quantité de petites surfaces composent le stock, le studio ne jouissant pas de la même cote qu’il y a vingt ans », commente Carole Favre de L’Agence du Parc. Le T2 s’inscrit, véritablement, comme le produit-roi, sauf qu’un décalage entre l’offre et la demande subsiste : les acquéreurs mettent 150.000 € maximum, jusqu’à 100.000 € très souvent. Or à ce tarif, on retombe souvent sur du T1. Actuellement, un propriétaire exige au-delà de 5500 €/m2. Même pour un produit en excellente condition et merveilleusement placé, la clientèle de Pralo ne débourse pas ces sommes. Les locaux, qui ne seraient pas déjà propriétaires, n’ont d’ailleurs plus les moyens de se loger sur place. Quant au foncier, il demeure si restreint que, souvent, les transactions ne passent pas par les agences.