REPORTAGE

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Romans, une excellente desserte

 
Romans, une excellente desserte
Sur les hauteurs proches de Saint-Donat, cette maison développe 192 m2 (quatre chambres) sur une parcelle arborée de 5400 m2. 427.000 €. Paul Clappe Immobilier (04 75 05 10 95).






Romans, une excellente desserte
Orientée sur le village et les montagnes, cette bâtisse en pierres sur trois niveaux, restaurée au rez-de-chaussée, profite d’un parc de 5800 m2. 420.000 €. Sud Immo (04 75 70 42 79).






Romans, une excellente desserte
A Pizancon, ce programme Haute Performance Energétique abrite 12 villas de plain-pied de type 4 ou 5 sur des terrains viabilisés de 300 à 680 m2. A partir de 173.000 € (hors peinture et sol dans les chambres). Sud Immo (04 75 70 42 79).






Au cœur de la Drôme, sur la rive droite de l’Isère, la commune allie histoire, culture et qualité de vie. Avec 33.000 habitants, 50.000 en comptant la population de Bourg-de-Péage, elle s’inscrit comme la deuxième ville du département. Sa situation géographique reste son principal atout.


Romans-sur-Isère se dresse à 18 km au nord-est de Valence, à 20 mn de voiture du Vercors, 2h00 de TGV de Paris, 1h15 de Marseille et 30 mn de la Préfecture du Rhône. Les autoroutes A7 et A49 s’y croisent, à l’instar des influences provençales et lyonnaises. Les locaux sont fiers de leur patrimoine architectural, de la collégiale Saint-Barnard, de la tour Jacquemart, des hôtels particuliers des XVIe et XVIIe siècles. La capitale de la chaussure dédie un musée à l’activité qui l’a rendue célèbre, même si les belles heures sont derrière depuis la délocalisation des productions de Jourdan et Kélian. Clergerie tient le choc et Marques Avenue, un regroupement de boutiques d’usines, campe une alternative salutaire. L’industrie agroalimentaire prend un certain essor, tandis que la fabrication de combustibles nucléaires va bon train.

« Les acquéreurs travaillent sur place, à Valence, Grenoble ou Lyon », introduit David Viossat de Sud Immo. Suite au ralentissement général, brutalement amorcé à l’automne 2008, la transaction repart timidement en mai 2009, cinq mois après la construction. Aujourd’hui, l’agent immobilier distingue deux profils. Moins prompts dans la prise de décision, les acheteurs, prêts à engager 500.000 € et plus, exigent, comparent et négocient systématiquement. Issus des départements voisins pour moitié, ils recherchent le compromis idéal entre la grande ville et la campagne, les demeures bourgeoises 1900 ou conçues en pierres dans la plus pure tradition. Actuellement, une propriété, sise à 5 km de Romans, présente 200 m2 habitables, auxquels s’ajoutent cinq chambres d’hôtes organisées en hameau, à 840.000 €. Une bâtisse 1880 de 300 m2, sur une parcelle de 7000 m2 rehaussée d’une piscine et d’un tennis à Peyrins, vaut 892.000 €. Mais, la majorité engage 180-250.000 €, sur le segment individuel de préférence. Une unité de 100 m2, prolongée par un jardin de 2800 m2 dans le centre, tourne autour de 190.000 €. Une maison de village d’une surface identique sur 800 m2, à moins de 10 mn de la cité-phare, atteint 220.000 €. La gamme, qui accuse un recul des prix de l’ordre de 10 %, subit la concurrence sévère de la construction. A 180.000 €, le primo-accédant, particulièrement intéressé par le genre, obtient, en effet, 90 m2 sur 600 m2. Depuis la mise en place des PLU, le foncier se débloque. La tendance au morcellement ne fait aucun doute. La terre à bâtir s’échelonne, selon la zone, de 100 à 140 €/m2 et augmente à mesure que l’on se rapproche de Valence. Quant aux programmes, ils se répartissent équitablement entre les locaux désireux de s’installer et les investisseurs en Loi Scellier et Prêt Locatif Social. Bénéficiant de plafonds tout à fait acceptables, les plus inspirés parviennent, munis d’un apport de 10 %, à couvrir la quasi-intégralité du prêt grâce aux loyers.

« Les Meannes, La Martinette et La Pierrotte, en périphérie immédiate, sont les quartiers les plus prisés pour leur proximité du cœur citadin, des commerces et des écoles, bien qu’ils ne méritent pas franchement le titre de résidentiel », poursuit Paul Clappe de Paul Clappe Immobilier. Le centre suscite l’intérêt des amateurs de collectif, soit les primo-accédants susceptibles d’y injecter 80-120.000 € et les retraités disposés à payer 150-200.000 € un bel appartement neuf ou récent avec parking, ascenseur et terrasse. Le mètre coûte en moyenne 1500 €. Le spécialiste voit en la Drôme dite des collines, située entre Romans et Valence, un marché de report. 20 % des clients, souvent issus de l’axe Paris-Lyon, visent la résidence secondaire, apprécient le climat tempéré, les vues sur le Vercors et profitent de valeurs inférieures aux tarifs observés 60-80 km plus bas. Forts d’une enveloppe de 180.000 à 300.000 €, ils briguent une maison en pierres de 100-170 m2 sur une parcelle de 3000-4000 m2. De la crise, Paul Clappe préfère retenir les effets positifs, dont la disparition du clientélisme et la professionnalisation de l’activité. Si Romans peine à se remettre de l’effondrement de la chaussure, elle a une carte à jouer : avec son bon réseau de transports des hommes et des marchandises, elle s’avère intéressante pour les entreprises et les industries, attendues autour de la gare.
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Par Laetitia Rossi