REPORTAGE

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S’installer aux portes des Cévennes

 
S’installer aux portes des Cévennes
Sise à Anduze, cette maison en pierres restaurée développe 120 m2 habitables (trois chambres) sur une parcelle de 556 m2 agrémentée d’une petite piscine. 315.000 €. Terres des Cévennes (04 66 55 67 13).






S’installer aux portes des Cévennes
Ce mas, rénové avec goût et raffinement, comprend 196 m2, auxquels s’ajoute un atelier de 90 m2. 565.000 €. Les Calades du Sud (04 67 83 77 02).






S’installer aux portes des Cévennes
A 45 mn de Montpellier, cette villa bénéficie de 150 m2 sur 2000 m2, d’un environnement calme et d’une vue imprenable. 505.000 €. Les Calades du Sud (04 67 83 77 02).






Qu’elles s’appellent Ganges, Sauve, Saint-Hippolyte-Du-Fort, Quissac, Anduze ou Saint-Jean-Du-Gard, les communes situées au pied des premiers contreforts des Cévennes séduisent une clientèle locale, nationale, voire internationale. Gros plan sur un secteur vallonné et vert…


Ganges, qui possède une clinique, des commerces en nombre suffisant et des collèges public et privé, abrite près de 4000 habitants au confluent de l’Hérault et du Rieutord, à 45 km au nord de Montpellier. « Sauve, antique et curieuse cité », écrivait Jean Germain à propos de la bourgade sise entre le massif de Coutach et le fleuve Vidourle, immédiatement identifiable à son pont du XIIe siècle, la tour de Môle, l’abbaye, les vestiges des remparts et les portes fortifiées. Jusqu’au XIXe, Saint-Hippolyte-Du-Fort vit de la sériciculture. Outre les 3650 riverains, elle héberge, aujourd’hui, l’un des plus grands temples du pays, de style néoclassique, et un legs architectural de toute beauté, dont des fontaines et des façades multiséculaires. Du côté d’Anduze, le berceau du protestantisme cévenole aux XVIe et XVIIe siècles, le Mont Aigoual veille sur les plaines plantées de vigne et les parterres recouverts de garrigue. Non loin de la Bambouseraie de Prafrance, repos et sport de pleine nature figurent au programme. Le tourisme est, désormais, l’une des principales activités, avec la fonderie de zinc et la poterie.

Christophe Thuet, Guillaume Estève et l’équipe des Calades du Sud, quatre cabinets situés aux portes des Cévennes du nord de la préfecture héraultaise à l’Aveyron, constatent une répartition parfaitement équitable entre les acquéreurs du principal et les résidents occasionnels, en tout cas dans les localités de Ganges, Sauve et Saint-Hippolyte. Les primo-accédants, en poste sur Montpellier ou Nîmes, visent le foncier viabilisé à 85 €/m2, frais de notaire inclus. Les retraités paient, généralement, comptant 280-300.000 € des villas de bonne facture de 130-150 m2 sur des parcelles hors lotissement de 1000 m2 minimum avec piscine et sans nuisance sonore. Les autochtones profitent, ensuite, pour s’agrandir tout en demeurant sur place, de la plus-value générée par la cession d’une construction récente ou d’une maison de village acquise et rénovée il y a quelques années. La capitale du 34, Marseille, Paris et le Nord constituent d’excellents pourvoyeurs de populations. Ces vacanciers, décidés à s’offrir un bien dans la région de 60.000 à 1 M €, apprécient la balade pédestre et équestre, la baignade en rivière, l’accrobranche, voire le ski au sein de la très accessible station de Prat Peyrot, à 40 mn de voiture de Ganges. Ils plébiscitent la vieille pierre, surtout si elle s’accompagne d’un extérieur. Quelques-uns sont prêts à engager de 500.000 à 700.000 € dans une propriété de standing. Dernièrement, un Lyonnais amoureux du coin s’offrent deux corps de bâtiment, soit 360 m2 au total, sur un terrain de 3 ha, moyennant 550.000 €. Si l’activité bat son plein vers Saint-Hippolyte, Ganges, moins encline aux baisses de prix, rencontrent des difficultés d’écoulement.

« Les deux immenses rochers d’Anduze introduisent la ville de Saint-Jean-du-Gard et matérialisent l’entrée des Cévennes », décrit Nicole Renvier-Cros, installée à Anduze et à Quissac. La majorité des acquéreurs, Belges, Parisiens, ressortissant du nord de l’Hexagone ou Suisses, cible, ici, le bien de villégiature, une denrée démarrant sur le segment individuel à 160.000 €. « Tous travaillent dans une grande ville et espèrent s’installer au moment de la retraite dans cet éden vallonné et verdoyant, à 1h00 de route de la Méditerranée et 40 mn de la préfecture gardoise desservie par le TGV », précise encore la responsable de Terres des Cévennes. Avec ses marchés et son calendrier de manifestations riche et varié, Anduze vit à l’année. Parmi ses dernières ventes, la spécialiste cite un mas de 290 m2 rénové sur Thoiras, obtenu par un Parisien contre 600.000 €, et une villa de 115 m2 sur une parcelle de 3000 m2 agrémentée d’une piscine et d’un pool-house à 280.000 €, une somme déboursée par un Belge désireux de quitter le Plat Pays pour le soleil et la douceur de vie du sud de la France. Depuis janvier 2010, les visites se concrétisent à nouveau dans ce secteur relativement coté, dont la réputation dépasse les frontières du département. Il en va de même sur Quissac, la destination de report par excellence des trentenaires montpelliérains ou nîmois prêts à engager 200.000 € dans une villa fonctionnelle pas trop éloignée des pôles urbains.
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Par Laetitia Rossi