REPORTAGE

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Saint-Paul-Trois-Châteaux, une ville-phare de la Drôme Provençale

 
Saint-Paul-Trois-Châteaux, une ville-phare de la Drôme Provençale
Cette propriété de caractère développe 412 m2, soit une habitation principale et quatre gîtes équipés. 890.000 €. Idimmo Kaczmareck (04 75 04 32 99).






Saint-Paul-Trois-Châteaux, une ville-phare de la Drôme Provençale
Cette maison de village à rénover, d’environ 120 m2, bénéficie d’un environnement paisible et d’une vue exceptionnelle. 320.000 €. Solis Immobilier (04 75 01 97 97).






Saint-Paul-Trois-Châteaux, une ville-phare de la Drôme Provençale
Aux abords du village, ce mas restauré offre 220 m2 environ sur un terrain paysager et clos de 1700 m2 avec piscine. 785.000 €. Solis Immobilier (04 75 01 97 97).






Située à l’extrémité sud du département, la localité, cernée de collines,
n’est pas loin du site du Tricastin, un incontournable pourvoyeur d’emplois et,
par conséquent, de mutés issus des quatre coins de l’Hexagone. Parallèlement,
la région recèle des propriétés de caractère, du goût des résidents secondaires, lyonnais, parisiens, belges, suisses ou luxembourgeois.


L’après-guerre marque un tournant décisif, modifiant radicalement la configuration du secteur. C’est l’époque de la création du CEA, d’Eurodif, de la Centrale d’EDF et du canal de Donzère-Mondragon. Si Tricastin assure l’avenir de la région, la cathédrale romane, les places ombragées, les remparts et les hôtels particuliers du XVIIIe siècle évoquent une histoire haute en couleurs. Artisans et agriculteurs côtoient les actifs, employés par les sociétés spécialisées dans les outils de précision, les machines agricoles, le revêtement de sol et le nucléaire. Les occasions de tester la convivialité des autochtones, parmi lesquelles les différents marchés, la Fête du Livre de Jeunesse et la fameuse omelette aux truffes de février, sont nombreuses. Le tissu commercial s’avère aussi dense que la vie associative, culturelle et sportive, tandis que la terre nourricière offre un vin AOC coteaux de Tricastin, une truffe noire et une olive de premier choix.

« 80 % de mes clients ciblent un usage principal », débute Joëlle Kaczmareck d’Idimmo Kaczmareck. Généralement, les primo-accédants ne dépassent pas 200.000 €, s’intéressant, par exemple, au programme « Grand Porte », un ensemble de jumelées de 83-90 m2 avec garage sur des parcelles de 300-450 m2 à 7 km de la cité, commercialisé 157-162.000 €. Sur le segment collectif, le T3 ancien vaut 110.000 €, 180.000 € s’il est récent. Mais, l’appartement souffre véritablement de la concurrence de l’individuel qui démarre à 200.000 €. Sur place depuis trois à cinq ans, les mutés du Nord de la France, ingénieurs ou techniciens, davantage enclins à l’acquisition qu’à la location, engagent aux alentours de 300.000 €. Récemment, une maison de 130 m2 en bon état, sur un terrain de 1800 m2 avec piscine, trouve preneur à 320.000 €. Le marché se montre actif sur la tranche 300-500.000 €. En dessous, il fonctionne au ralenti. Malgré des taux d’intérêt particulièrement bas, un emprunt de 200.000 € implique des mensualités de plus de 1000 € sur vingt-cinq ans. L’avenir des entrées de gamme reste étroitement lié à la santé de l’économie locale. « Quant à la pierre de cachet, elle peine encore à trouver le point de convergence entre l’offre et la demande », complète Denis Allouche de Solis Immobilier.

Saint-Paul arbore un large panel de biens. La maison de village de 120 m2 sans extérieur, correctement restaurée, se négocie de 180.000 à 220.000 €. Les hôtels particuliers et les demeures bourgeoises de 230 m2 à rafraîchir, prolongés par des cours, s’échelonnent de 350.000 à 450.000 €. Après travaux et ouverts sur des jardins de plus de 800 m2, les mêmes produits valent de 700.000 à 800.000 €. « 20 % de mes acheteurs sont étrangers. A trois ans de la retraite, ils privilégient un cadre naturel de qualité et envisagent de couler leurs vieux jours dans la Drôme Provençale », reprend le professionnel. La majorité dispose d’enveloppes fournies. En dépit de la crise, deux propriétés ont d’ailleurs battu les records de vente du sud du département durant le dernier semestre. Si tous commencent par exiger Grignan, beaucoup cèdent ensuite, au charme de Saint-Paul, sis à 10 mn de l’autoroute, à moins de 7h de voiture du Luxembourg et de la Belgique, à 3h de Genève, 2h de Lyon, 35 et 45 mn des gares TGV d’Avignon et de Valence. Quelques-uns recherchent une demeure à exploiter en chambre d’hôtes. 300 m2 habitables sur un minimum de 2 ha flirtent avec les 750.000 €. Une surface similaire, parfaitement restaurée, sur 10 ha complantés de vigne, de lavande et de chênes truffiers, atteint 1,5 M €, hors exception. L’essentiel des transactions porte sur les mas de 250 m2 entre 700.000 et 1 M €, caractérisés par une architecture typique et des finitions contemporaines. A Saint-Paul, le bâti s’avère peut-être plus typé que dans le Luberon. Les rénovations, a contrario, ne sont pas en mesure de concurrencer les homologues vauclusiennes, l’engouement pour le 26 demeurant plus récent.
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Par Laetitia Rossi