Ville d’Art et d’Histoire, la Préfecture de la Drôme s’anime sur la rive gauche du Rhône, à 100 km au sud de Lyon, à 110 km au nord d’Avignon et à 90 km à l’ouest de Grenoble. Couramment appelée Porte du Midi, elle compte 65.260 habitants en intra-muros, 167.160 dans l’agglomération.
La localité s’inscrit, dès le début de notre ère, comme un carrefour routier de première importance. Pendant le génocide arménien, intervenu entre 1918 et 1921, les réfugiés y forment l’une des communautés les plus représentatives du pays, au point qu’aujourd’hui 10 % des Valentinois en sont issus. Suite aux bombardements de la seconde guerre mondiale, le nord est entièrement reconstruit. La préfecture voisine désormais avec la trésorerie générale, la poste, la sécurité sociale et l’hôtel de police. Selon l’INSEE, 76,5 % des emplois relèvent des services, 4,8 %, de la construction, et 17,8 %, de l’industrie, axée sur des domaines aussi variés que l’agroalimentaire, la métallurgie, la mécanique et l’électronique. Les bassins d’activités sont nombreux, de la zone commerciale des Couleures aux Auréats, en passant par Briffaut Est-Ouest, le plateau de Lautagne, les Technoparcs et l’hôtel Cime. La cité de garnisons améliore son accessibilité : la gare TGV se dresse à quelques encablures du centre et le port fluvial de plaisance de l’Epervière n’offre pas moins de 460 places. Les autochtones sont fiers de leurs 40 km de canaux. La municipalité travaille, d’ailleurs, à la valorisation des berges, complantées de saules et de peupliers.
« Au cours des dernières années,
Valence se dote d’un parc immobilier considérable, en dépit des besoins réels de la population. La reconstitution massive des stocks, à laquelle s’ajoute une conjoncture économique tendue, précipite, sans doute, la chute des prix, de l’ordre de 10-20 % dans l’ancien et de 10-15 % pour le neuf », introduit Wilfrid Derocles de
Solvimo GW Consulting, qui n’hésite pas à multiplier par trois son budget communication. Si les rues piétonnes du cœur historique possèdent un cachet indéniable, les intéressés, susceptibles de payer 1500-2000 €/m2, renoncent au stationnement, à la terrasse et à l’ascenseur. Les produits de standing se trouvent sur les boulevards. Monnayés 1800-2200 €/m2, les immeubles haussmanniens jouissent de balcons et d’une belle hauteur sous plafond. Parcouru par les fameux canaux, Châteauvert mise sur le calme et la fonctionnalité. A 10 mn de marche de l’hyper centre et de la gare, l’endroit mêle de ravissantes villas à un collectif de qualité, commercialisé aux alentours de 2000 €/m2. Une unité de 150 m2, ouverte sur un jardin de 600 m2, vaut, actuellement, 350.000 €, alors qu’elle atteignait 3000 €/m2 il y a encore un an. A partir du 200 avenue Victor-Hugo, place aux ensembles récents, un segment peu porteur eu égard aux valeurs d’acquisition élevées et à la position excentrée. L’emplacement fait toute la différence : au plus fort de la crise, un programme du Champ de Mars, orienté sur le parc Jouvet et le kiosque Peynet, part en un temps record malgré une grille tarifaire au-delà de 3500 €/m2. Globalement, la construction individuelle à 220.000 € et le T3 à 110.000 € tirent leur épingle du jeu. Le réajustement et l’assainissement s’avèrent salutaires. En effet, après la flambée 2002-2006 de près de 50 %, les jeunes actifs ne parvenaient plus à se loger. Les acheteurs des crus 2006 et 2007, obligés de se séparer de leur bien, apparaissent comme les grands pénalisés, avec une perte sèche de 20 %.
« Signe d’un défaut de lisibilité à court terme, l’activité fonctionne en dent de scie, alors que toutes les études démontrent l’engouement pour l’accession à la propriété », précise Dominique Peter. « Il existe deux types d’acheteurs : l’investisseur sauvage enclin aux offres audacieuses et le client, souvent plus timoré dans ses propositions, obligé de se loger rapidement », complète la responsable d’
Aedium Immobilier. Les maisons de village ou indépendantes, anciennes ou récentes, situées en périphérie réunissent des adeptes, sensibles aux cadres préservés et aux taxes foncières moindres de
Chabeuil,
Montoison, Saint-Peray et Charmes-sur-Rhône, à l’attrait d’
Etoile, un bourg alangui autour de son château, ou à la proximité de Guilherand-Grange, l’extension ardéchoise de Valence desservie par les transports en commun. Ceux qui osent outrepasser la barrière symbolique des 10 km apprécient Allex. Le pavillon de lotissement oscille entre 220.000 et 250.000 € ; la maison de village démarre à 150.000 € ; et la bâtisse en pierres commence à 350.000 €. Ici, point de report des
Alpilles et du Luberon : seule la résidence principale a droit de cité, par opposition au sud de la
Drôme. A l’unisson, les spécialistes insistent sur l’importance de la professionnalisation, le devoir de conseil et d’assistance, l’intérêt de la formation, le respect des règles et de l’éthique.