REPORTAGE

Bassin d’Arcachon : prisé toute l’année

Désireux de s’établir en résidence principale dans l’une des communes du bassin, les acquéreurs disposent de budgets confortables. Toutefois, l’offre demeure rare et les biens privilégiés, volontiers exclusifs, s’affichent au prix fort.

Dirigée par Cédric Fourteau, l’agence Ateliers Lofts & Associés se consacre à la transaction et à la location saisonnière de biens atypiques dans l’ensemble du bassin d’Arcachon et le nord des Landes.

« Aujourd’hui, l’engouement pour notre région se trouve considérablement renforcé par les particuliers qui souhaitent sécuriser leurs investissements dans la pierre, ainsi que par l’arrivée de nombreux citadins, désireux d’échapper aux contraintes urbaines et de s’installer à l’année dans le bassin d’Arcachon »

Cédric Fourteau - Ateliers Lofts & Associés. (05 57 52 32 64)

explique le professionnel. Or cette demande accrue fait face à une offre réduite. « Mécaniquement, au cours des deux dernières années, les prix qui étaient déjà relativement hauts ont augmenté - parfois jusqu’à 20 %. Compte tenu de l’évolution de la crise sanitaire et du contexte géopolitique actuel, cette hausse pourrait se stabiliser et entamer une phase de plateau. Dans le bassin sud, Le Pyla, Le Moulleau et Péreire incarnent toujours les emplacements les plus prisés. Néanmoins, les communes telles que Les Abatilles, La Hume et La Teste-de-Buch connaissent aujourd’hui un engouement marqué, lequel se traduit également par une hausse de prix. » Traditionnellement, le marché du bassin comportait une part significative de résidences secondaires.

Or, à la faveur du télétravail, les transactions concernant les résidences principales augmentent. En définitive, la tension qui s’exerce actuellement sur ce marché témoigne de l’attractivité de la région, notamment favorisée par le renouvellement significatif du parc immobilier. Directeur de l’agence Barnes du Pyla, Julien Susanne orchestre les transactions réalisées par l’enseigne dans un périmètre qui s’étend de la dune jusqu’aux Arbousiers.

« Dans notre secteur, les acquéreurs privilégient désormais les biens habitables à l’année. Auparavant, nous vendions une majorité de résidences secondaires, soit un investissement représentant 30 % de leur patrimoine, tandis qu’aujourd’hui, les résidences semi-principales, voire principales, sont devenues majoritaires et représentent jusqu’à 70 % de leur patrimoine. Par conséquent, nos clients favorisent les demeures ayant déjà bénéficié d’une rénovation et ne nécessitant pas de travaux. »

Julien Susanne - Barnes Pyla-sur-Mer. (05 56 54 58 78)

Disposant de budgets plus élevés qu’auparavant, ils affichent un plus haut niveau d’exigence au regard de la qualité des prestations offertes. Provenant majoritairement d’Île-de-France, cette clientèle est constituée à parts égales d’actifs, de préretraités et de retraités. « Au Pyla, une villa de 200 m² est accessible au prix moyen de 2 M d’€, soit 10.000 €/m² pour jouir de cet emplacement, 15.000 €/m² pour bénéficier d’une vue dégagée et 20.000 €/m² en première ligne » confie le professionnel. Les biens les plus prisés permettent d’accéder à la plage à pied et offrent une vue sur le bassin.

Néanmoins, face à cette demande soutenue, l’offre s’avère particulièrement réduite. Pour autant, les prix déjà élevés n’augmentent pas - les biens trop chers ne se vendent pas. Conjointement, les rares programmes neufs qui voient le jour affichent eux aussi des tarifs exclusifs, de l’ordre de 10.000 €/m². À l’approche des élections présidentielles et au regard du contexte géopolitique actuel, le marché de la transaction semble aujourd’hui marqué par l’attentisme.

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