REPORTAGE

Biarritz et la côte basque

Considérée comme la Californie à la française, la côte basque offre un style de vie unique entre campagne et océan. Élégante, sécurisée et urbanisée avec bon sens et respect du patrimoine, elle provoque un engouement de plus en plus accru, que la crise sanitaire est venue renforcer.

Le marché n’a rien perdu de sa belle dynamique » confie, Bénédicte Marchal de l’agence Sotheby’s International Realty installée depuis près de 30 ans à Biarritz et spécialisée dans l’immobilier de prestige depuis le sud des Landes jusqu’à la frontière espagnole. « Notre agence propose un panel de biens allant de l’appartement, à la villa en bord de mer ou la maison de famille à la campagne, tous sélectionnés selon les critères d’excellence du réseau Sotheby’s IR pour répondre à la demande d’une clientèle exigeante en recherche d’un environnement qualitatif, offrant de belles prestations ou un fort potentiel. » À quelques heures seulement de Bordeaux, Toulouse, ou Paris, la côte basque attire toujours plus pour sa qualité de vie et la richesse de son patrimoine. « C’est un marché sous tension, avec une demande en constante augmentation tant pour les résidences principales que pour les résidences secondaires, et les investissements financiers » confirme Bénédicte Marchal. Et de préciser ses atouts : « Le marché local offre un patrimoine culturel, architectural et paysager riche et varié, connu et reconnu bien au-delà de notre territoire. Nous travaillons beaucoup sur le marché des résidences secondaires, avec une clientèle étrangère et expatriée qui garde un attachement fort au Pays basque, ainsi que les jeunes retraités ou les familles souhaitant changer de vie et profiter de notre magnifique région, de ses traditions, sa culture et son art de vivre. Le marché demeure tendu. La crise sanitaire a certes marqué un ralentissement, mais les prises de contact étaient nombreuses durant le confinement, et le marché a retrouvé depuis toute sa dynamique. » Les biens les plus prisés à Biarritz ? « Toujours les appartements en première ligne, prolongés par de vastes terrasses offrant des vues mer, ainsi que les biens de l’ultra centre, permettant un mode de vie tout à pied. Le quartier Impérial, Saint-Charles, les Halles ou la Côte des Basques - Beaurivage demeurent les secteurs les plus plébiscitées par une clientèle visant une maison de ville de 100 à 120 m2 pour un budget de 800.000 à 1 M € ou un grand appartement luxueux en première ligne à plusieurs millions d’euros.

Que ce soit à Arbonne, Arcangues, Bassussary, Ahetze, Ascain ou encore Urrugne, les biens en campagne sont également très recherchés. « Nous constatons que de nombreux Parisiens et Toulousains, qui se sont confinés dans la région durant la crise sanitaire chez leurs parents ou dans leur résidence secondaire, ont réalisé qu’ils désiraient s’installer ici » explique Philippe Thomine-Desmazures à la tête de l’agence Barnes qui célèbre son 10e anniversaire cette année. « On peut dire que la demande explose littéralement. Certains cherchent un bien à eux, ou une maison plus grande surtout dotée d’un bel extérieur car le besoin d’espace, de verdure et de vues dégagées est plus que jamais présent. » Pour illustrer son propos, Philippe Thomine-Desmazures confie que le site internet de l’agence, bien référencé, totalisait autour de 500 visites par jour au printemps 2019, cette année, il a dépassé les 1.500 visites quotidiennes. « Toute la côte tire son épingle du jeu et l’on constate une appétence pour la campagne plus importante que les années précédentes. » Toutefois, les acquéreurs dotés de budgets oscillants entre 1 et 3 M €, font face à une offre relativement étroite, même si aujourd’hui ils sont nombreux à privilégier l’espace plutôt que la vue océan. Dotée d’outils numériques d’avant-garde, permettant notamment des visites virtuelles d’une qualité inégalée, l’agence Barnes a pu, durant toute la durée du confinement, continuer à satisfaire ses clients, jusqu’à conclure des ventes durant cette période où de nombreux acquéreurs avaient le temps de mener à bien leur projet. « Il y a 3 ans, nous scannions intégralement 1 bien sur 10, aujourd’hui c’est 4 sur 10. La digitalisation des process fait désormais partie de notre ADN, cette période nous a permis d’encore améliorer nos outils et leurs usages. Et même si les visites physiques ont repris leur rythme de croisière, nous savons aujourd’hui, que les services numériques représentent un atout clé. »

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