REPORTAGE

Biarritz, un marché nommé désir

Partout en France, la demande augmente pour la résidence dite semi-principale, ayant vocation à être occupée la moitié de l’année. À Biarritz, le phénomène n’est pas nouveau.

Spécialiste de la transaction tous segments, Daniel Irribaren dirige l’enseigne BTZ Immobilier qui intervient essentiellement à Biarritz, Anglet, Chiberta, ainsi qu’à Bidart et Ilbarritz. « Du studio à 100.000 € jusqu’aux demeures d’exception affichées à plusieurs millions d’euros, nous couvrons un large spectre de transactions. Ceci étant, deux types de biens concentrent l’essentiel de la demande : pour les appartements, les T3 entre 400.000 et 700.000 € ainsi que les T4 entre 700.000 et 1,3 M €. Quant aux villas, elles s’échelonnent entre 800.000 et 1,5 M €. » Si le confinement a favorisé le télétravail et, par conséquent, une hausse de la demande à l’échelle nationale pour les demeures en résidence semi-principale, le phénomène, à Biarritz, n’est pas nouveau. « Notre marché se compose à 50% de résidences principales et 50% de résidences secondaires. Or, nombreux sont nos clients qui vivent à mi-temps à Biarritz. Le phénomène s’est en effet accentué récemment, suite au confinement, mais la tendance à résider à mi-temps ou tiers-temps dans notre région existe depuis longtemps. » Les emplacements de prédilection se concentrent au centre de Biarritz afin de pouvoir se rendre à la plage à pied. Tandis qu’à Anglet, la demande se porte sur la zone qui s’étend de Chiberta jusqu’au golf de Biarritz en passant par la zone des Cinq Cantons. Du fait de l’offre rare, certains vendeurs demandent des prix élevés, en particulier pour les biens de qualité qui ont affiché, au cours des cinq années écoulées, une hausse de l’ordre de 20 %. « Nos clients se montrent sensibles à la qualité des biens que nous sélectionnons, ainsi qu’aux outils qui leur permettent de gagner du temps et que nous mettons à leur disposition, à l’image de la signature électronique des documents ainsi que de la visite des biens en vidéo réalisées par nos soins. »

Intervenant sur un périmètre qui couvre une partie du Pays Basque, l’agence Bliss et Foch se consacre à la gestion locative ainsi qu’à la transaction sous la direction de Didier Lepinoux. « Notre portefeuille de gestion compte à ce jour plus de 300 biens essentiellement composés d’appartements et de locaux professionnels. S’agissant de la transaction, nous faisons actuellement face à une demande considérable pour tous les biens et en particulier les appartements qui disposent d’une sortie - jardin, balcon, terrasse - sachant que la plupart des maisons de ville à Biarritz jouissent d’un espace extérieur. Depuis le déconfinement, ce critère est devenu essentiel pour les acquéreurs. Cependant, le simple fait d’acheter un bien à Biarritz est aujourd’hui considéré comme un privilège dès lors que l’on peut accéder à pied au centre-ville et à la plage. » La demande reste largement supérieure à l’offre, ce qui se traduit par un marché porteur sans pour autant que les prix n’atteignent des niveaux déraisonnables. « J’estime que la hausse de la demande que nous connaissons depuis le déconfinement ne se prolongera pas longtemps ; nous devrions retrouver un niveau habituel au dernier trimestre. » Les valeurs sûres demeurent les appartements et les maisons de ville ainsi que tous les biens qui jouissent d’une vue mer, idéalement situés entre le quartier du phare et celui d’Ilbarritz, prisés de longue date.

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