REPORTAGE

Fréjus et St-Raphaël, tendance haussière

Sur ce marché où les appartements en première ligne le disputent aux villas situées au cœur de domaines clos, l’offre s’avère rare et les délais de transactions, souvent inférieurs à deux semaines.

Spécialiste des secteurs de la Tour de Mare et Valescure - le quartier des Golfs -, Bernard Santos et son équipe sont spécialistes de la transaction au sein de l’agence Bersan Immobilier, enseigne de référence pour le quartier de la Tour de Mare. Dans ce périmètre, 80 % des transactions concernent les villas, avec 70 % de résidences principales pour 30 % de résidences secondaires, tandis que les prix moyens s’échelonnent de 400.000 euros à 1.8 million d’euros. Si la clientèle étrangère est devenue rare, les acquéreurs provenant des grandes métropoles françaises - Paris, Lyon, Bordeaux, Lille - s’avèrent nombreux.

« Aujourd’hui, la rareté de l’offre provoque une réduction des délais de transaction. En moyenne, les biens que nous proposons à la vente trouvent acquéreurs en deux semaines. Ainsi, à la Tour de Mare, nous avons récemment vendu une villa de 125 m² sur 540 m² de terrain pour 635.000 euros. Nous avons également trouvé acquéreur pour une villa de 170 m² sur un terrain de 3000 m². Requérant une rénovation complète, cette propriété a été vendue 840.000 euros.»

Compte tenu de la rareté de l’offre, les prix ont subi une hausse de 10 à 12 % depuis le premier confinement, voire de 20 % pour les villas en parfait état de présentation et disposant d’un espace extérieur. Au cours des dernières années, le secteur de la Tour de Mare a connu un engouement croissant. En effet, ce quartier résidentiel est dépourvu d’immeubles et bénéficie de sa proximité immédiate avec l’autoroute, mais sans en subir les nuisances. Situé au nord de Fréjus, le quartier fait figure de village au pied de la ville.

Le long du littoral et au sein des deux communes varoises, la demande s’avère soutenue pour les appartements situés dans les résidences côtières et offrant une vue sur la mer, ainsi que pour les villas sises dans les domaines fermés, tels que le Beau Rivage et le Santa Lucia, à proximité immédiate des calanques. À Saint-Raphaël, le quartier Notre-Dame, proche du centre-ville et jouissant d’une position dominante, connaît un engouement notoire. Boulouris figure également parmi les emplacements synonymes de valeurs sûres. Négociateur au sein de l’agence Canat & Warton de Saint-Raphaël, Maxime Valeur estime que pour accéder à un appartement situé en front de mer, en étage élevé, les acquéreurs doivent disposer d’un budget voisin du million d’euros.

« Les domaines de Beau Rivage et de Santa Lucia constituent un marché de niche, au sein duquel les prix peuvent varier du simple au double, selon les prestations offertes - aujourd’hui, une villa pieds dans l’eau se négocie au voisinage de 5 millions d’euros. »

Sur ce marché, le spécialiste estime qu’un tiers des transactions concerne la résidence principale, pour deux tiers les résidences secondaires. La clientèle est majoritairement composée de Parisiens et de Lyonnais, tandis que les étrangers proviennent essentiellement d’Allemagne, de Suisse et de Belgique. Au cours de l’année écoulée, le marché a été marqué par une demande sensiblement supérieure à l’offre, avec pour conséquence une tendance de prix haussière.

«?Récemment, à Boulouris, j’ai vendu une villa contemporaine de 340 m² sur un terrain de 3400 m², pour 3 millions d’euros. Actuellement, les constructions modernes et ne nécessitant pas de travaux s’avèrent particulièrement recherchées par les acquéreurs. Nous avons également commercialisé une maison d’architecte de 140 m², datant des années 60, sur un terrain proche de 1000 m², pour 825.000 euros. »

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