REPORTAGE

Saint-Jean-de-Luz attire toute l’année

Il semble que la crise sanitaire ait définitivement convaincu de nouveaux profils d’acquéreurs de s’installer le long du littoral basque, et notamment à Saint-Jean- de-Luz où les prix ne cessent de grimper et où l’offre se révèle naturellement de plus en plus étroite.

Depuis douze ans, Caroline Laffontan accueille avec dynamisme, professionnalisme et bienveillance ses clients au sein de l’agence qui porte son nom, idéalement placée à Saint-Jean-de-Luz entre le Grand Hôtel et le Madison. « Le marché se révèle de plus en plus déséquilibré. La demande déjà soutenue est devenue extrêmement importante. Les clients font face à une offre restreinte qui leur impose de se positionner immédiatement et la plupart du temps sans négociation dès lors que je leur présente un bien qui leur correspond. Aujourd’hui tous les biens de type familiaux se vendent très rapidement à condition qu’ils soient présentés au prix de notre estimation » confie la professionnelle. En provenance de Paris, Bordeaux ou encore Toulouse, de nouveaux profils d’acquéreurs viennent grossir les rangs des amoureux de Saint-Jean-de-Luz. « Une clientèle de plus en plus jeune fait appel à nos services, des couples dans la trentaine avec enfants en quête d’un nouveau style de vie. Il n’est plus rare qu’ils préfèrent conserver juste un petit pied-à-terre à Paris ou dans une grande ville et envisagent d’installer leur résidence principale sur la côte basque, et notamment à Saint-Jean-de-Luz qui jouit d’une qualité de vie exceptionnelle, ainsi que de l’ensemble des commodités nécessaires à une agréable vie de famille. » À titre d’exemples de biens représentatifs du marché, Caroline Laffontan évoque la vente récente d’un appartement de 116 m2 composé de trois chambres, d’un vaste séjour et prolongé par une terrasse exposée plein sud. Situé en centre-ville, permettant de se rendre à l’école à pied, il a été vendu 980.000 € à des Parisiens désireux de changer de vie. « En revanche les pied-à-terre de 30 à 50 m2 affichés autour de 450.000 € sont aujourd’hui moins plébiscités. La clientèle actuelle vise un minimum de 80 m2. »

« Saint-Jean-de-Luz jouit d’une dynamique inédite ! L’activité n’a pas faibli depuis l’été dernier et depuis le rythme reste intense. De plus, de nombreuses familles n’ayant pas pu se rendre dans les stations de ski durant les vacances scolaires de février ont choisi de séjourner sur la côte basque et notamment à Saint-Jean-de-Luz. Il en résulte naturellement une présence forte d’acquéreurs potentiels, désireux de trouver la perle rare » confie Philippe Thomine-Desmazures, directeur associé chez Barnes Côte Basque, dont l’agence, située au cœur de Saint-Jean-de-Luz, boulevard Victor Hugo, présente un portefeuille de biens de standing et de charme sur ce secteur. « Face à une offre étroite, les acquéreurs envisagent les agréables communes voisines telles qu’Ahetze, Ascain et Urrugne afin de trouver chaussure à leur pied. « Bien que la résidence secondaire demeure la destination de la majorité des transactions que nous orchestrons, on observe une augmentation des demandes de résidences principales. De jeunes retraités souhaitent vivre ici à l’année, ainsi que des quadras désireux d’installer leur famille sur la côte basque, en jonglant entre télétravail et allers-retours à Paris une fois par semaine. Cette configuration était encore très marginale il y a deux ou trois ans. Aujourd’hui cela représente autour de 15 % de nos dossiers » souligne Philippe Thomine-Desmazures.

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